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mardi, 31 janvier 2017 16:32

Recyclage à Kapuskasing : c’est parti

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Recyclage à Kapuskasing : c’est parti Photo : iStock
Kapuskasing — La première collecte sélective à domicile a eu lieu le 23 janvier à Kapuskasing. Pour la première fois, les résidents devaient déposer leurs matières recyclables dans un bac de 360 litres et leurs ordures dans un sac transparent dans un conteneur de 242 litres qui ont été fournis par la municipalité. La pratique du recyclage demeurait jusqu’ici volontaire.

Le changement de régime a été accueilli avec une certaine confusion et une rencontre publique tenue la semaine dernière a permis aux citoyens de mieux comprendre le processus et de tirer le vrai du faux des informations et des présomptions qui circulaient dans les médias sociaux depuis quelques semaines.

Fin décembre, des fils de discussion révélaient une confusion par rapport à l’utilisation de sacs dans les nouveaux conteneurs et un mécontentement par rapport au gaspillage des poubelles autrefois utilisées et des sacs verts ou noirs que certains ont achetés en grande quantité sans savoir qu’ils ne pourraient plus les utiliser.

«Après la rencontre, j’ai senti que les gens comprenaient mieux», indique le directeur des Travaux publics, Éric Côté. «La Ville veut rejoindre le public autant que possible et aujourd’hui, les médias sociaux font partie de ça. Ç’a créé de la confusion au commencement», dit-il, précisant que les matières recyclables n’ont pas à être ensachées et que les ordures devront être versées dans des sacs transparents, mais qu’une période de trois mois est prévue pour compléter la transition et que la marche à suivre est expliquée sur des cartons accompagnant les conteneurs.

Il croit que certaines personnes se sont posé trop de questions par rapport au changement. «Ce n’est pas si compliqué. Certaines personnes ont trop analysé et se sont causé du stress.»

Les questions

La rencontre publique du 16 janvier a attiré environ 150 personnes auxquelles se sont ajoutés plus de 100 visionneurs de la diffusion en direct sur Facebook. Certains ont voulu s’assurer que les fournisseurs ne gonflent pas les prix des sacs transparents dorénavant obligatoires pour la collecte des ordures. D’autres se sont inquiétés que les conteneurs soient renversés par les ours.

«Les ours, ce sont les ours. Il y en avait avant, il y en aura encore. S’ils veulent rentrer dans le bac, ils le feront : ils [sont capables de rentrer] dans un chalet. Pour les anciennes poubelles, on essaie de trouver une solution», explique M. Côté. Pour le moment, ils devront être utilisés à d’autres fins, mais la Ville est à la recherche d’acheteurs ou de solutions de réutilisation.

Certains ont indiqué que le dépôt existant devait être fermé, parce qu’il était utilisé comme un dépotoir. D’autres ont demandé comment les personnes souffrant de troubles de santé mentale arriveraient à trier comme exigé. Le directeur des Travaux publics répond qu’une phase d’éducation de six mois est prévue et qu’aucune amende ne sera émise d’ici là.

De plus, les commerces et les écoles sont pour le moment exemptés du programme. «Certaines entreprises recyclent déjà», plaide M. Côté, et certaines écoles tentent de mettre en place un système à l’interne.

Allonger la durée de vie du dépotoir

La collecte sélective prolongera l’espérance de vie du dépotoir d’au moins 6 mois, estime la Ville. Si le taux de recyclage atteint 40 %, Kapuskasing pourrait gagner 18 mois d’utilisation du site, selon M. Côté, qui espère même que le taux atteigne 45 %. «Un dépotoir, ça coute les yeux de la tête», illustre-t-il.

Lors de la rencontre publique, il citait en exemple le dépotoir présentement en utilisation : il a couté 5 millions $, il aura nécessité 5 ans de travail pour l’ouvrir et sa durée de vie était à l’origine estimée à 20 ans.

Les matières recyclables de Kapuskasing et de Hearst seront envoyées au Northern Environmental Services de Timmins. Un appel d’offres a été lancé plus tôt en janvier pour assurer le transport.

Pour sa part, Hearst n’a pas encore lancé son programme de collecte sélective à domicile, mais doit le faire d’ici la fin juin. Contrairement à Kapuskasing, les citoyens devront acheter leurs conteneurs. De plus, la collecte des matières recyclables se fera aux deux semaines.
Lu 1280 fois Dernière modification le mardi, 31 janvier 2017 16:39
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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