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vendredi, 28 avril 2017 09:49

Le Nord ontarien à la 20e édition du FTAMS

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Stef Paquette et Anie Richer, respectivement parrain et marraine de la 20e édition du FTAMS, ont rendu hommage à l’artiste d’origine sudburoise Claude Faucon pendant les cérémonies de clôture. Celui-ci a assuré la direction technique du FTAMS pendant les 15 dernières années et prendra bientôt sa retraite. Stef Paquette et Anie Richer, respectivement parrain et marraine de la 20e édition du FTAMS, ont rendu hommage à l’artiste d’origine sudburoise Claude Faucon pendant les cérémonies de clôture. Celui-ci a assuré la direction technique du FTAMS pendant les 15 dernières années et prendra bientôt sa retraite. Photos : Bienvenu Senga
Sudbury — Quatre écoles secondaires nord-ontariennes ont pris part du 20 au 22 avril à la 20e édition du Festival Théâtre Action en milieu scolaire (FTAMS), qui a eu lieu aux campus sudburois du Collège Boréal et de l’Université Laurentienne.

Les participants de l’École secondaire Macdonald-Cartier (Sudbury), de l’École catholique Jean-Vanier (Kirkland Lake), de l’É.s.c. Thériault (Timmins) et de l’É.s.p. Renaissance (Timmins) faisaient partie des 414 élèves provenant des 17 établissements ontariens présents au festival. Le FTAMS enregistrait cette année un nouveau record de participation.

Des premières expériences

Il s’agissait du tout premier déplacement au FTAMS de la troupe de Jean-Vanier (de l’école du même nom) dont la pièce, Le Soulier, a été écrite par l’élève de 12e année Andrea Clermont.

La troupe, qui a déjà pris part au festival de théâtre bilingue Sears à quelques reprises, qualifie l’expérience au FTAMS d’«unique». «Ce qu’il y a de spécial, c’est que c’est une activité qui permet de décrocher de l’élément de compétition qui existe généralement dans les rassemblements provinciaux, comme en sport et en improvisation. Ici [au FTAMS], tout le monde s’encourage et se félicite», explique Mme Clermont.

Son condisciple, Samuel Harvey, apprécie quant à lui l’épanouissement qu’offre le festival aux acteurs en herbe francophones. «Vu qu’on allait généralement à Sears, où la majorité du public est anglophone, on mettait surtout dans nos pièces de la comédie physique, mais le FTAMS nous a donné l’occasion de faire beaucoup plus de comédie verbale», affirme-t-il.

Les deux élèves finissants se disent déterminés à encourager les autres membres de leur troupe à continuer à participer au FTAMS. La troupe Jean-Vanier a reçu l’un des quatre prix Étoile décernés aux écoles ayant fait preuve d’une conduite remarquable au cours du festival.

L’élève en 9e année à l’É.s.p. Renaissance, Isabella Harvey, a elle aussi vécu son premier FTAMS. Même si son école n’était que spectatrice cette année, Mme Harvey croit que l’expérience aura permis à la troupe théâtrale dont elle est membre de prendre le pouls d’un festival de théâtre. «On a beaucoup d’élèves de 9e année et on aurait été très nerveux de jouer une pièce sans savoir comment les choses se passent. Mais on a beaucoup appris des ateliers et des pièces des autres», indique-t-elle.


La troupe de Jean-Vanier présente sa pièce Le Soulier.





Des habitués qui y trouvent toujours leur compte

La pièce Manouche, que l’élève Loïc Gauthier Le Coz a écrite avec Anna-Charlotte Tremblay et Joëlle Villeneuve — tous de la troupe Les Draveurs de l’É.s. Macdonald-Cartier —, met en scène deux personnages principaux sudburois : un itinérant désenchanté qui revient dans sa ville d’origine et une jeune photographe qui rêve de s’établir à Montréal. L’œuvre, où on lit en filigrane une critique de l’exil des jeunes nord-ontariens, illustre ce qui, selon M. Gauthier Le Coz, fait la particularité du FTAMS. «Ça donne la chance aux jeunes de partout en Ontario de faire passer leurs messages, quels qu’ils soient, et cela, dans un cadre reconnu et professionnel», note l’élève qui en était à sa 2e participation au FTAMS.

Loire Doyon, également élève à l’É.s. Macdonald-Cartier, souligne les multiples rencontres enrichissantes qu’elle y effectue chaque année depuis 2015, tant avec d’autres élèves qu’avec des professionnels du milieu théâtral.


Mathieu Landry et Joëlle Villeneuve dans Manouche.


Mathieu Landry et Loire Doyon


Mauricio Campbell-Martinez, Chlöé Madore-Bouffard, Crystal Trudel et Mathieu Landry

Première également pour les enseignants

L’enseignante à l’É.s.p. Renaissance, Pascale Deschamps, qui en était cette année à sa 10e participation consécutive au FTAMS à titre d’accompagnatrice, dit tirer profit du festival tout autant que ses élèves. «Dans notre milieu, on n’a pas la chance de voir beaucoup de pièces en français. Ici, on apprend du travail des autres aussi pour mieux encadrer nos propres troupes», déclare-t-elle.

Les 43 enseignants accompagnateurs ont eu droit cette année, pour la première fois, à des cours de maitres en écriture et en interprétation dispensés respectivement par le dramaturge Jean-Marc Dalpé et la comédienne Marie-Thé Morin.

L’enseignante de l’É.s.c. Thérault, Sylvie Vieno, qui révèle avoir appris de ces derniers «d’excellentes nouvelles techniques et des stratégies intéressantes», compte s’en servir pour aider la troupe de son école — uniquement spectatrice cette année — à se préparer au festival de l’année prochaine.

Le prix Première Ligne, qui récompense le meilleur texte de création présenté au festival a été remis à Shannon LeVasseur-Pearce de l’É.s.c. L’Essor (Tecumseh), qui a écrit la pièce Toile.

Lu 2089 fois Dernière modification le mercredi, 03 mai 2017 13:58
Bienvenu Senga

Journaliste

Sudbury

705-673-3377, poste 6210

bienvenu.senga@levoyageur.ca

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