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vendredi, 05 mai 2017 09:08

Daniel Bédard honoré aux Trille Or

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Daniel Bédard honoré aux Trille Or Photo : Michel Galipeau
Sudbury — Le musicien sudburois Daniel Bédard a reçu, le 4 mai à Ottawa, le Prix Hommage lors de la Soirée industrie de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM). L’évènement faisait partie des festivités de la 9e semaine annuelle Trille Or.

L’annonce du récipiendaire du prix faite le 7 mars par l’APCM n’a pas laissé M. Bédard — dont la carrière s’échelonne sur plus de 35 ans — indifférent. «C’est toujours un peu bizarre ce genre de prix quand on n’est pas mort, mais c’est quand même le fun d’être reconnu par ses pairs», confie-t-il au Voyageur.

«C’est un prix pour ce que tu as accompli dans la vie et dans mon cas, ç’a l’air comme si c’est une longue liste, mais ça fait aussi longtemps que je fais ça. Il y a beaucoup d’autres personnes qui font autant de choses», ajoute-t-il humblement.

L’avant et l’arrière-scène

Bien qu’il ait déjà démontré son talent de bassiste, notamment aux côtés d’artistes tels que Stef Paquette et Mauricio Montecinos, M. Bédard indique préférer l’arrière-scène aux planches. «Il y a des gens qui sont des bêtes de scène et ça fait partie de leur personnalité. Moi je suis plutôt un gars qui peut travailler de manière isolée pendant longtemps. J’aime bien jouer aussi, mais pas nécessairement comme front man», avance-t-il.

Le réalisateur sudburois a assuré la direction musicale de nombreux évènements, dont La Nuit sur l’étang, Ontario Pop et les Northern Ontario Music and Film Awards. Il a également conçu la trame sonore de plusieurs pièces de théâtre ainsi que l’environnement sonore de multiples albums de musique et de poésie.

Dans un article publié dans le numéro 130 (hiver 2005-2006) de la revue Liaison, le défunt poète Michel Dallaire, dont trois des albums de poésie ont été conçus grâce au concours de M. Bédard, écrivait : «[M. Bédard] aborde chaque projet avec la curiosité d’un enfant et la rigueur de celui qui est constamment à la recherche d’expressions / de formes nouvelles qui participent au message que véhiculent les vers d’un poète, les paroles d’un interprète, la toile d’un peintre, la vision d’un dramaturge ou les images d’un cinéaste».

Former la relève artistique

À l’Université Laurentienne, où il a œuvré pendant 21 ans, M. Bédard a conçu le curriculum de musique électronique et enseigné la théorie et la composition musicales. Il a aussi offert à plusieurs reprises des ateliers de basse et de conception sonore aux festivals Quand ça nous chante, La Brunante et au Festival Théâtre Action en milieu scolaire.

«Enseigner, c’est la partie favorite de ma carrière», déclare le musicien. «C’est très symbiotique comme activité. Il y a un transfert d’informations qui se crée. Les étudiants te transfèrent aussi leur énergie et leur désir d’apprendre. Quand je donne une leçon de guitare, par exemple, je trouve que je ressens moi-même le désir de pratiquer pour deux heures de temps», explique-t-il.

Le dessin en ligne de mire

Bien que le compositeur semble déjà avoir plusieurs cordes à son arc, M. Bédard, toujours en quête de renouveau, espère pouvoir plus tard apprendre à faire du dessin. «Dans la famille de ma mère, il y avait plein de sculpteurs, mais je n’ai rien hérité de cela. Chaque fois que je vois quelque chose de beau, je me dis que j’aimerais être capable de l’interpréter de manière visuelle», révèle-t-il.

Il indique en riant avoir raté sa part du marché «leçons de guitare contre leçons de dessin», qu’il avait conclu avec son défunt ami, l’artiste-peintre sudburois Michel Galipeau. «Mais ce n’est pas fini. J’apprendrai un jour», affirme-t-il.

L’importance de l’apprentissage

Le perpétuel désir d’apprentissage qui l’anime, M. Bédard s’efforce d’ailleurs de le transmettre tant à ses étudiants qu’aux artistes professionnels qu’il côtoie. «L’art, ce n’est pas comme être mécanicien, où il y a une manière de faire les choses», note-t-il. «On a tendance à vouloir rester dans le familier, mais pour grandir, il faut toujours apprendre quelque chose de nouveau, un nouvel accord, une nouvelle gamme, un nouveau style, lire un nouveau livre. Sans ça, on se perd», fait-il remarquer.

Lu 1035 fois Dernière modification le dimanche, 28 mai 2017 13:01
Bienvenu Senga

Journaliste

Sudbury

705-673-3377, poste 6210

bienvenu.senga@levoyageur.ca

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