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jeudi, 14 septembre 2017 15:36

Fêter ses 12 ans à dos de taureau

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Fêter ses 12 ans à dos de taureau Photos : Courtoisie
Timmins — Le rodéo n’est pas une activité exclusive aux adultes. Wil Little de Timmins a pratiquement fait le tour de l’Ontario cet été pour participer à plusieurs compétitions de chevauchée de taureau. L’élève de 7e année de l’École catholique Anicet-Morin a d’ailleurs fêté son 12e anniversaire dans une arène de rodéo à Exeter, Ontario, en aout.

Au début, ses amis ne le croyaient pas. Ils ont été convaincus après avoir vu les vidéos des exploits de Wil tournées au cours de l’été.

Wil s’est découvert une passion pour l’équitation il y a quelques années. Après maintes leçons, l’idée d’avoir un jour un cheval pour faire du rodéo a commencé à germer dans sa tête l’année dernière. Mais son objectif a changé au cours de l’été 2016. «Je l’ai amené à un rodéo à Exeter pour qu’il puisse voir les évènements. Aussitôt qu’il a vu les cowboys chevaucher des taureaux, il s’est tourné vers moi et m’a dit que c’est ce qu’il voulait faire», raconte sa mère, Monique Meunier.

Elle a tenté de ramener son attention vers les jolis chevaux, mais Wil ne démordait pas. «Je voulais le faire», déclare Wil, conscient du fait que, comparativement au cheval, le taureau est revanchard et cherche à faire basculer celui qui ose monter sur son dos.


Courte préparation

Pour concrétiser son rêve, Wil s’est d’abord rendu au Halloween Rodeo à Clinton, en Ontario, pour en faire l’essai. Ceci l’a amené à suivre une formation à Hillsburgh, en Ontario, en mai dernier. «L’entraineur est un champion et il m’a montré à faire tout ça.» Wil a donc enfilé ses bottes et a participé, en juin, à son tout premier rodéo à La Sarre, au Québec.

«Pour moi, le plus grand défi, c’est quand le taureau buck et spin. C’est plus difficile de se tenir dessus. Sur nos bottes, il y a des petits éperons et quand le taureau spin, je mets un éperon dedans et ça me garde sur le taureau», explique-t-il.

«Il faut essayer de rester assis sur le taureau pendant 8 secondes. Si tu tiens bon pendant 8 secondes, tu peux juste sauter pour descendre», indique Wil. «Je n’ai pas eu mon 8 secondes encore. J’ai atteint les 7,5 secondes.» Il ajoute qu’outre le chronométrage, il est entre autres jugé sur son style et son agilité.

Après avoir bravé deux rodéos à Arnprior, suivi de deux autres à Picton et un à Peterborough, il est retourné à Exeter — où est née sa passion.

«Il y a des personnes qui le font pour l’argent, moi je le fais pour le plaisir», mentionne Wil. Pour l’instant, ce dernier souhaite atteindre ses buts personnels pour éventuellement monter à dos de taureaux de plus grande taille et devenir un professionnel.

Engagée à aider Wil à atteindre ses objectifs, malgré les émotions fortes ressenties dans les gradins, sa famille a été amenée à voyager des milliers de kilomètres au cours de l’été avec leur roulotte. Même son petit frère l’appuie en portant une chemise à carreaux et des petites bottes de cowboy. Wil espère que son petit frère sera un jour aussi passionné que lui.

Risques du métier

En plus des émotions fortes que fait vivre ce sport, le cavalier n’est pas à l’abri des risques et des blessures. De passage au rodéo de Forest, toujours en Ontario, la chevauchée de Wil s’est terminée à l’hôpital après avoir été heurtée par un taureau à la suite d’une chute.

«Je me suis fait mal. Ma main est restée prise, je suis tombé et il a piétiné sur mes côtes et mon épaule. Je ne pouvais plus respirer», explique-t-il. «Je suis allé à l’hôpital pour passer des rayons X, mais je n’avais rien de cassé.»

Cet incident ne l’a pas empêché de se retrousser ses manches et de participer à trois rodéos à Roseneath, suivi de deux à Powassan et d’un à Port Perry. Il sera à Clinton, en Ontario, le 7 octobre pour un autre rodéo.

Faisant désormais partie de deux associations — International Professional Rodeo Association et Ontario Highschool Rodeo Association —, Wil accumule des points lors de chaque évènement, ce qui pourrait être payant lors de la remise de bourses à la fin de ses études secondaires.

Comme n’importe quel autre sport compétitif où il faut se déplacer pour participer à toute sorte de compétition, l’aventure de Wil coute cher. Il a déjà des commanditaires, mais est toujours à la recherche d’autres donateurs qui voudraient l’aider à aller jusqu’au bout de ses rêves.

Pour suivre les aventures de Wil, consultez sa page Facebook. «Les gens peuvent voir les photos et les vidéos de mes rodéos, les commanditaires aussi», conclut Wil.

Lu 1610 fois Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 16:09
Émilie Deschênes

Correspondante

Timmins

emilie@levoyageur.ca

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