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mercredi, 02 mai 2018 09:00

À vérifier avec votre comptable

Si vous avez déjà travaillé au sein d’un organisme ou d’un conseil d’administration, vous savez qu’il est risqué de vous présenter devant vos membres lors d’une assemblée générale annuelle avec un rapport de votre vérificateur financier qui explique pourquoi il est en désaccord avec la façon dont vous avez produit votre budget.

C’est pourtant ce que le Parti libéral de l’Ontario s’apprête à faire.

La semaine dernière, la vérificatrice générale de la province, Bonnie Lysyk, a remis son rapport préélectoral — un rapport exigé par une loi adoptée par les libéraux après le règne de Mike Harris. Selon le rapport, les libéraux sous-estiment les déficits à venir :
  • 2018-2019 : gouvernement : 6,7 milliards $;vérificatrice : 11,7 milliards $;
  • 2019-2020 : gouvernement : 6,6 milliards $; vérificatrice : 12,2 milliards $;
  • 2020-2021 : gouvernement : 6,5 milliards $; vérificatrice : 12,5 milliards $;
La disparité vient d’une mésentente sur l’inclusion ou non de revenus et de dépenses. La vérificatrice générale avance que le gouvernement ne prend pas bien en compte les impacts de son Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables. Plan, si on se souvient bien, qui emprunte pour offrir un rabais sur les factures d’électricité des Ontariens.

L’autre mésentente concerne le régime de retraite du Syndicat des employés et employées de la fonction publique de l’Ontario et le Régime de retraite des enseignants de l’Ontario. Les deux sont cogérés par le gouvernement de l’Ontario et la province les inclut dans ses avoirs; ce à quoi la vérificatrice générale dit non, puisque le gouvernement n’a pas unilatéralement accès à cet argent.

Du côté du gouvernement, on affirme que ce désaccord durent depuis quelques années.

Difficile pour le citoyen moyen, sans formation en comptabilité ou en fiscalité, de savoir qui a raison. Il faut simplement décider en qui on a le plus confiance : un parti qui veut se faire réélire ou une vérificatrice engagé pour relever ce genre de problème et qui n’a, en principe, rien à perdre ou à gagner de la survie d’un gouvernement.



La langue de qui?



Lu dans un texte de ONFR la semaine dernière : «[…] les services disponibles dans la langue de Champlain». On pourrait se croire dans une émission sportive où un analyste venait d’inventer un nouveau Perronnisme. Mais lorsque l’on prend le temps d’y penser, cette expression semble mieux adaptée à la réalité franco-canadienne. On s’y reconnait un peu plus.

Est-il préférable de parler la langue de Molière ou la langue de Champlain? Les deux parlaient bel et bien français, mais si vous lisez le texte original d’une pièce de Molière, vous ne serez plus entièrement certain de parler la même langue.

Cela dit, Champlain a vécu à la même époque, alors son français était plus près de celui de Molière que du nôtre. Au moins, Champlain est venu en Amérique et en «Ontario».

Aucun de ces deux personnages historiques n’a cependant créé la langue française, mais on peut supposer que Molière maniait la plume plus habilement, puisqu’il était dramaturge.

Peut-être qu’en Ontario français, on pourrait adopter l’expression «la langue de Dalpé», «la langue de Desbiens» ou «la langue de [Normand] Renaud», question d’avoir un référent encore plus près de nous?

À vous de décider. Historiquement, ce sont les mots et les expressions utilisés par le plus grand nombre qui sont éventuellement acceptés par l’Académie française.

Lu 857 fois Dernière modification le mercredi, 02 mai 2018 14:01
Julien Cayouette

Directeur de l'information

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