FacebookTwitter
mercredi, 09 mai 2018 06:00

Vous choisissez la suite... partie 1

Écrit par  Chloé Thériault
Le journal Le Voyageur, en association avec le Collège Boréal, a préparé quelque chose de très spécial à l’occasion du Salon du livre du Grand Sudbury.

Voici la première partie d’une histoire écrite par l’étudiante en théâtre et jeune auteure Chloé Thériault. La particularité de cette histoire : VOUS choisissez la suite. L’histoire sera divisée en 4 parties et prendra fin dans l’édition du 13 juin.

À la fin de chaque partie, les lecteurs devront choisir la prochaine action du personnage principal, ce qui influencera la création de la suite de l’histoire. Chloé écrira la suite à partir du choix qui aura reçue le plus de votes.

Vous pouvez voter :
  • par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Mettez Roubidou 1 ou Roubidou 2 comme sujet, selon votre choix;
  • par le biais du sondage sur la page Facebook du Voyageur;
  • pour cette première partie seulement, au kiosque du journal Le Voyageur au Salon du livre du Grand Sudbury.



Troisième période. La troisième période, c’est la pire de la journée. Quand tu viens de finir ton lunch, tes 45 minutes de liberté et de bouffe, pis là tu te retrouves en prison pis c’est Fonctions préuniversitaires en plus de ça! C’est la plus longue classe de la journée. BUT WAIT : en plus de ça, il y a une quatrième période. En tout cas, je suis assise en classe et ça n’aurait peut-être pas été aussi pire si mon père ne m’avait pas forcé de prendre pré-U (je ne veux même pas aller à l’université), mais bon. Je suis assise puis je regarde l’horloge : 13 h 15… Il me reste un peu plus qu’une heure d’école. Yesssss. Je regarde l’horloge puis... je suis des yeux l’aiguille des secondes.

Julie est assise pas loin de moi avec ses cheveux bien trop collants de hairspray, Mitchell est assis avec ses pantalons trop serrés, qui fait des beaux yeux à Julie, mais Julie, elle, regarde plutôt Antoine-le-gars-qui-ressemble-au-fils-de-Brad-Pitt avec de grands yeux. Moi, personne ne me fait des beaux yeux. Je n’ai pas le physique pour ça ni la personnalité. Alors moi, je regarde l’horloge.

Sweet sweet liberty. La cloche sonne. La quatrième période peut attendre à demain! Je cours dans le couloir en tassant les petits de 7e années qui marchent trop lentement. Je sors mon sac, mon jean jacket puis mon iPod et je décolle.

«Votre attention SVP, CODE ROUGE. Je répète : CODE ROUGE.»

Tout d’un coup, les élèves disparaissent dans les classes, les portes se barrent, les lumières se ferment et le monde devient silencieux. Moi, je me ramasse en-dessous d’un pupitre contre le mur de la salle 207 (la salle d’art drame). La seule pensée qui me vient à l’esprit c’est : «pourquoi que monsieur Grégoire dirait “votre attention svp” avant de dire “code rouge”… si c’est un code rouge urgent, tu ne prends pas la peine de dire “votre attention svp”, non?». Mais monsieur Grégoire est une personne très polie... même si y’a quelqu’un de dangereux dans l’école...

La petite Lucie, assise à côté de moi, commence à pleurer parce qu’elle n’a pas son iPhone pour texter à sa mère qu’elle l’aime. Je la rassure en lui disant que c’est probablement juste une pratique. Aye, imaginez donc, un vrai code rouge dans notre petite école pas rapport à Nordbury…

«CODE ROUGE TERMINÉ. Merci de votre collaboration et bonne fin de journée.»

Les élèves se lèvent tranquillement, pas vite, et la petite Lucie essuie ses larmes par gêne. Je regarde l’horloge qui annonce l’heureuse nouvelle qui : il reste juste une bonne demi-heure d’école! Aye... Si ce code rouge là ne m’avait pas arrêté, je serais probablement à la maison en train de skipper Chimie préuniversitaire pour regarder Netflix.

Mme Laliberté se lève et s’apprête à reprendre son cours d’art drame, mais elle n’est pas aussi pepée que d’habitude.

«Mme, c’était-tu une pratique, ça? Si oui, tu parles d’un temps pour ça, heille, drette avant les autobus...!»

«Je ne suis pas certaine. Habituellement, ils nous avertissent le matin avant une pratique...», répond Mme Laliberté.

Bon. C’est chill, y’avait vraiment quelque chose qui se passait puis on pensait toutes que c’était une pratique. No big deal. Je ressors dans le couloir, mais il est trop tard... je vois Julie et Antoine-le-gars-qui-ressemble-au-fils-de-Brad-Pitt en mode de Notebook, en train de s’embrasser, comme si leur histoire mélodramatique avait presque pris fin. Gross. Les pauvres 7e années qui doivent passer à côté sont obligés de voir ça…

Je descends les escaliers pour me rendre au bureau et je me sens un peu comme une détective : C’était une pratique ou non? Quelqu’un de dangereux ou un parent qui n’a pas signé son nom au bureau avant d’aller chercher son p’tit?

«C’était à cause d’un pitbull, Dominik.»

«Hein? Un pitbull? Vous avez fait un CODE ROUGE pour un PITBULL!? HAHAHAHAHA!»

«Dominik, tu me manques de respect. Les pitbulls sont dangereux, il y en avait un sur le terrain de l’école et je voulais seulement assurer la sécurité des élèves et du personnel de l’école», me dit monsieur Grégoire.

Choisissez la suite de l’histoire! Quelle sera la prochaine action de Dominik?

1) Dominik répond que les pitbulls ne sont pas tous méchants et que le code rouge était exagéré...

2) Dominik ne dit rien afin de ne pas froisser davantage le directeur et sort du bureau...



Lu 1288 fois Dernière modification le mercredi, 09 mai 2018 08:39

Actualité du Nord

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login