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mercredi, 03 octobre 2018 15:44

À quoi s'attendent les organismes francophones du gouvernement ontarien?

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À quoi s'attendent les organismes francophones du gouvernement ontarien? Photo : Archives
Ontario — La nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, a profité de la Journée des Franco-Ontariens pour dévoiler certaines de ses priorités en matière de services et d’octrois pour la communauté francophone de son gouvernement. Tel que rapporté par les grands médias provinciaux, le gouvernement dit vouloir améliorer les services en français, mais aussi veut réduire le fardeau administratif du gouvernement et ne promet pas de protéger un secteur en particulier.

La province veut tout de même étudier comment moderniser la Loi sur les services en français, améliorer le système de justice et respecter le seuil de 5 % en matière d’immigration francophone. Par contre, l’avenir du Programme d’appui à la francophonie ontarienne — des subventions destinées aux organismes francophones — demeure pour l’instant incertain. On a également appris en début de semaine que l’Ontario ne sera pas présent à la prochaine réunion de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), mais désire conserver son siège d’observateur.

Le Voyageur a recueilli les réactions d’organismes francophones à la suite du discours de Mme Mulroney.

«Tout nouveau gouvernement qui arrive au pouvoir [peu importe son allégeance politique], va souvent trouver que le gouvernement précédent n’a pas nécessairement fait du bon boulot au niveau des finances et va trouver un déficit plus élevé qu’anticipé. C’est monnaie courante et il n’y a vraiment rien de surprenant là-dedans. Par contre, dans ce que la ministre a dit, moi je retiens deux choses. Elle dit que le gouvernement va se livrer à une évaluation des différents programmes pour mesurer leur efficacité. Il en revient donc à nous, à l’Alliance culturelle de l’Ontario et aux autres organismes de la francophonie, de démontrer que les programmes qui sont destinés à la francophonie sont effectivement efficaces. Dans le domaine des arts et de la culture en particulier, ç’a été documenté à de multiples reprises que les investissements rapportent plus que les sommes investies par les gouvernements. Pour chaque dollar, il y a un retour direct et indirect sur l’économie qui est supérieure aux sommes investies. On peut certainement faire l’étalage de ça et effectivement démontrer comment les sommes investies dans la francophonie sont effectivement utilisées à bon escient.»
— Denis Bertrand, coordonnateur général de l’Alliance culturelle de l’Ontario

«J’ai lu son discours et elle dit : “Notre gouvernement souhaite réduire le fardeau administratif et en même temps améliorer l’accès aux services offerts en français en Ontario. Pour y arriver, nous allons étudier comment nous pouvons moderniser la Loi sur les services en français, de sorte que ses dispositions reflètent la réalité et les besoins actuels”. Voilà, je crois qu’il faut attendre et faire confiance au gouvernement. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a quand même des contacts avec la ministre. Par contre, le premier ministre Ford a mentionné qu’il y aurait des compressions budgétaires dans plusieurs domaines et qu’il souhaite réduire le fardeau administratif. J’imagine qu’il faut s’attendre à des coupures.»
– Jean-Claude Carrière, agent de développement communautaire de l’ACFO du Témiskaming

«C’est absolument inacceptable. Le manque de respect à notre égard est d’un manque de connaissance de notre contribution au développement de la société ontarienne. Mme Mulroney ne connait vraiment pas l’importance des francophones dans le tissu social de la province. Je croyais vraiment que Mme Mulroney serait un atout pour la Francophonie ontarienne. Mais elle est [seulement] une marionnette du premier ministre. Il est difficile de savoir ce que ce gouvernement pense. Il n’a pas pris de position lors de la campagne électorale à ce qui à trait à la condition des francophones. Je pense qu’il y aura des coupes dans le budget des écoles françaises et qu’il y aura moins d’argent pour la culture. Ce qui m’inquiète le plus, c’est la diminution des zones que le gouvernement doit offrir des services en français où le nombre de francophones le justifie. Ce gouvernement a indiqué en partant l’importance des francophones en Ontario en éliminant le ministère des Services en français.»
– Sylvin Lacroix, directeur général de l’Alliance de francophonie de Timmins

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Lu 692 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2018 15:57
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