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lundi, 15 octobre 2018 15:43

Les grandes visites #1

Écrit par  Camlle Contré


Le nouveau mandat régional du Voyageur complique un peu le suivi de la politique municipale, provinciale et fédérale. Au cours de ses 50 ans, le journal a pourtant été témoin de montées et descentes politique de plusieurs candidats, de même que de la visite de plusieurs dignitaires.

Quelques faits marquants : rappelons qu’en juin 1990, le gouvernement libéral, qui détenait alors la majorité des voix, a subi une défaite surprise et est remplacé par le Nouveau parti démocrate (NPD). Les candidats élus du NPD pour Sudbury Est et Nickel Belt, Shelley Martel et Floyd Laughren, sont nommés respectivement ministre du Développement du nord et des mines et ministre de l’Économie et de la Trésorie (changé à ministre des Finances en 1993). Après la défaite du NPD en 1995, le libéral Rick Bartolucci règnera sur la circonscription provinciale de Sudbury de 1995 à 2014.

En 2008, Glenn Thibeault, député du NPD, remporte les élections dans la circonscription fédérale de Sudbury, délogeant ainsi Diane Marleau, députée libérale de Sudbury depuis 1988. La carrière de M. Marleau en politique avait déjà débuté bien avant son premier tour dans le gouvernement de Jean Chrétien. Elle a été conseillère municipale de Sudbury et elle s’était présentée comme candidate à la mairie en 1985, élections qu’elle a perdues.

La communauté a également reçu bon nombre de conférenciers en lien au milieu politique. Pensons seulement à Aline Chrétien, qui est devenue chancelière de l’Université Laurentienne en 2010.

Nous reproduisons ici 2 articles : la visite de René Lévesque en 1987 et celle de Justin Trudeau en 2007.




Article du 4 mars 1987

Rene Lévesque : Hors Québec, point de salut... ou presque



par Jasmine Richard


René Lévesque en 1987 — Photo : Archives

Mercredi le 25 février [1987], l’Université Laurentienne à eu l’honneur d’accueillir René Lévesque à l’auditorium Fraser pour un discours intitulé «Réflexion». Cet évènement, commandité par la compagnie Falconbridge a attiré des personnalités telles Bill James, le président de Falconbridge Ltée, a mobilité la plupart des médias de la ville et, en plus, a rempli la salle à pleine capacité. Par respect pour un bon quart de participants unilingues anglophones, M. Léveque a fait les deux tiers de son discours en anglais. Même si sa personnalité vibrante et dynamique est plus difficile à capter dans sa seconde langue, son message a quand même été clair et précis.

Pour débuter, l’ancien premier ministre du Québec a entrepris une brève historique des principaux événements qui ont marqué l’histoire de sa province natale. Il a ensuite nommé les trois chocs qui ont amorcé la prise de conscience québécoise, soit la Deuxième Guerre mondiale, la télévision et le rapport Parent qui déclarait que trois quarts des adultes de la province de 18 ans ou plus n’avaient pas plus d’une 6e année. C’est surtout cette prise de conscience qui a encouragé la Révolution tranquille.

Comme la plupart s’y attendaient, il a aussi justifié la Loi 101 et a parlé vaguement de l’indépendance du Québec en disant que si cette province réussissait faire ses propres lois, ce serait une bonne chose. Il a ensuite précisé que le référendum a échoué parce que le Québec n’était pas prêt et parce que les gens n’avaient pas assez confiance. Il semble donc, au grand désarroi de plusieurs Franco-Ontariens dans la salle, que René Lévesque n’a pas abandonné son rêve de voir le Québec indépendant et, sans qu’il fasse le prophète, ses paroles semblent indiquer que l’Avenir ramènera peut-être la question au grand jour.

Pour le reste du Canada, l’ancien chef du Parti québécois prévoit que seuls le Nord de l’Ontario (incluant Sudbury), la région d’Ottawa et l’Acadie ont des chances de survie en tant que minorité francophone. Cette chance existe à cause d’une base francophone bien établie, mais surtout parce que la proximité du Québec permet un meilleur échange culturel.

M. Lévesque estime que le programme d’immersion est excellent, car la jeunesse ne peut que bénéficier de la richesse d’une seconde langue. Cependant, il ajoute que «c’est de rêver en couleur que de croire que l’immersion fera du Canada un pays bilingue».

En conclusion, il y a une chose sur laquelle la plupart des gens sont d’accord. René Lévesque a été une des grandes influences de l’histoire canadienne, mais, plus que tout, il a fait comprendre aux Québécois qu’il était possible d’être maître chez soi. Et redonner confiance à un peuple entier, c’est toute une réussite.




Article du 20 février 2007

Candidat ou non? Justin Trudeau défend un politique environnemental



par William Levasseur

Justin Trudeau, fils de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, ne sait pas encore s’il sera candidat lors de la prochaine campagne électorale fédérale. Si c’est le cas, toutefois, la pierre angulaire de sa politique sera sûrement la protection de l’environnement.

Sa notoriété ne fait aucun doute. Les Sudburois furent nombreux à venir l’écouter et lui serrer la main au Club Caruso samedi dernier. La conférence de M. Trudeau était le volet principal de la soirée Un amour de bibliothèque, organisée par le Salon du livre de Sudbury.

La littérature occupe une place de choix dans son cœur, lui-même étant bachelier en littérature. «Je parle aussi de l’identité canadienne», ajoute-t-il. «La place des francophones en Ontario est essentielle. C’est parce qu’on ne prend pas le français pour acquis, ici, qu’on le fait valoir.»

La plus grande partie de sa présentation, faite en anglais et en français, avait cependant trait à l’environnement, à l’importance des régions et, plus particulièrement, au rôle que nous pouvons jouer à titre d’individus. «Il y a des solutions à tous les niveaux», dit-il. «Les individus doivent commencer à regarder de quelle façon ils vivent : leur consommation d’électricité, leur choix de nourriture, leurs modes de transport. Il y a beaucoup de petites solutions qui peuvent mener à de grandes choses.»

M. Trudeau souligne également l’importance d’exercer des pressions sur les gouvernements et les entreprises en «votant» autant aux élections que par nos choix de consommateurs.

Il s’inquiète également de l’exploitation abusive des ressources naturelles du pays à des fins capitalistes. «Le modèle actuel du capitalisme repose sur les profits à court terme et ne prend pas en considération les cinq barils d’eau que nous détruisons, par exemple, pour extraire un seul baril de pétrole», déplore-t-il.

Pour ce qui est de faire valoir ses idées sur la scène politique, M. Trudeau admet qu’il est en réflexion. Quant à son allégeance à un parti, il serait enclin à joindre les rangs des libéraux.

Ayant vécu dans l’ombre de son père toutes ces années, il croit enfin avoir bâti sa propre image et se dit capable d’avancer «sur ses propres mérites». «Les attentes envers moi sont soit incroyablement grandes ou étonnamment basses, alors je peux difficilement me tromper. Je me trouverai quelque part au milieu», affirme-t-il.

Un succès pour le Salon du livre

La soirée Un amour de bibliothèque a permis d’amasser plus de 30 000 $ pour le Salon du livre de Sudbury, soit plus que l’objectif fixé. Les organisateurs attribuent en grande partie ce succès à leur conférencier, M. Trudeau, qui a fait salle comble. De plus, neuf bibliothèques originales à l’encan se sont vendues pour plus de 8 500 $ au total.

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Lu 719 fois Dernière modification le lundi, 15 octobre 2018 16:39

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