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mardi, 27 novembre 2018 14:19

Histoires à plumes et à poils : Faire ses propres choix

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Histoires à plumes et à poils : Faire ses propres choix Photo : Martin Blache
Sudbury — Est-ce qu’un œuf peut devenir ce qu’il veut dans la vie? Pour l’observateur extérieur, qui ne peut savoir ce qu’il contient, le mystère est entier et on peut se demander ce qu’il en sortira. Une autruche? Un crocodile? Un dinosaure? Ce questionnement sur l’identité est au cœur du fil narratif de la pièce pour enfants Histoires à plumes et à poils, présentée au Théâtre du Nouvel-Ontario le 1er décembre.

La metteure en scène et une des autrices de la pièce, Érika Tremblay-Roy, raconte que ce sujet est apparu au fil du travail. «En travaillant avec les enfants, en fouillant et en écrivant toutes sortes de portraits d’animaux s’est dégagée cette forme de plaidoyer pour cette liberté-là, de devenir ce que l’on a envie dans la vie.»

À travers les jeux, les rêveries et les détours des deux personnages, joués par Ludger Côté et Emmanuelle Laroche, «l’œuf réclame au fond de ne pas répondre à la question», précise Mme Tremblay-Roy. Autrement dit, chacun est libre de se définir comme il l’entend, sans pression venant des gens autour de lui.

Avant d’en arriver là, les trois auteurs — Marie-Hélène Larose-Truchon, David Paquet et Érika Tremblay-Roy — ont rencontré des classes de garderie et de maternelle et leur ont fait faire des activités et des jeux autour du thème des animaux.

Dès le départ, les auteurs voulaient utiliser des animaux dans la pièce pour parler aux enfants. «Parce que, pour moi, c’est une façon de parler d’émotions et de sentiments humains par un intermédiaire qui leur est familier», note Mme Tremblay-Roy. «C’est plus ludique et invitant pour eux. Ça exclue aussi tout un rapport à la psychologie [pointue], quand on passe par les animaux, on dirait qu’on s’évite cette incursion qui serait peut-être trop concrète ou trop miroir avec leur quotidien.»

Le décor, qui se construit au fil de la pièce, et les animaux imaginés par Isabelle Caron permettent de se rapprocher de l’imaginaire des enfants, «une porte vers l’imaginaire plus que vers une réflexion quotidienne».

Les pièces pour enfants, Mme Tremblay-Roy en a fait sa spécialité. «C’est probablement parce que c’est un public qui correspond à mon imaginaire. Je trouve qu’on peut parler de tout aux enfants. Je crois que l’art peut faire une différence dans la vie des enfants, mais cette idée-là que dans la salle il peut y avoir des enfants pour qui ça ouvre des portes, [à qui on] présente une façon autre de réfléchir sur le monde, si ça fait la différence dans la vie d’un petit, je trouve ça attirant.»

Histoires à plumes et à poils est une pièce pour les enfants de 3 à 8 ans. Il y aura deux représentations au TNO le 1er décembre : à 11 h et à 14 h. Pour les billets, visitez letno.ca.

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Lu 217 fois Dernière modification le mardi, 27 novembre 2018 14:30
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