FacebookTwitter
mercredi, 14 août 2019 09:00

La culture des armes à feu au Canada

Les évènements des dernières deux semaines à Toronto nous forcent à réfléchir à la culture des armes de poing au Canada. Il y a eu 25 tirs d’armes de poing à Toronto depuis une dizaine de jours. Depuis le début de l’année, une vingtaine de personnes en sont mortes, plusieurs ont été blessées, certaines sérieusement. Cette vague de violence reliée aux armes à feu amène plusieurs à demander que les armes de poing soient bannies en milieu urbain.

En réponse à la culture des armes à feu qui cause autant de ravage chez nos voisins américains, nous, Canadiens, avons tendance à nous croire meilleurs. Nous croyons, probablement à tort, que nos lois sur le contrôle des armes nous protègent. Mais les récentes tueries à Toronto, et ailleurs au pays, nous forcent à revoir nos opinions, parce que les victimes d’armes à feu ne sont pas toutes à Toronto.

En 2016, il y a eu 130 homicides par armes à feu, soit 58 % de tous les meurtres au Canada. Mais, cette année-là, Toronto était au cinquième rang des villes canadiennes quant aux décès par armes à feu. Depuis 2016, ces crimes ont augmenté de 20 % et cette hausse est surtout dans la Ville-Reine.

Les policiers et autres experts imputent cette augmentation à la prolifération des gangs de rue dans nos centres urbains. D’autres blâment plutôt les inégalités socioéconomiques qui poussent de plus en plus de jeunes vers une vie de crimes. En réalité, il y a probablement plusieurs raisons derrière cette hausse, mais une chose est sure : si les crimes par armes à feu augmentent alors que le taux de criminalité en général diminue, les armes à feu font partie du problème. Il faut que les autorités fassent quelque chose pour endiguer ce fléau.

Depuis quelques années, nos gouvernements envisagent des lois bannissant les armes automatiques, tels les AK-47 et autres mitrailleuses. Ce serait un bon début, puisque ces armes n’ont aucune autre utilité que de tuer des êtres humains. Personne n’a besoin d’un fusil mitrailleur pour abattre un orignal. Le problème est que la plupart des homicides par armes à feu sont perpétrés avec des pistolets. De là l’idée de certains activistes d’éliminer les armes de poing en milieu urbain.

Il est difficile de prédire si une telle mesure réduirait le nombre de tirs meurtriers au pays, puisque les armes utilisées dans ce type de crime sont souvent volées et certainement pas enregistrées. De plus, comment convaincre la plupart de propriétaires de ces armes qui s’en servent de façon sécuritaire lors de compétitions dans des clubs de tirs de s’en départir?

Une chose est certaine. Nos dirigeants doivent tenter d’analyser les causes de ces crimes et doivent essayer de trouver la meilleure façon de les éliminer. Et ils doivent faire ça tout en protégeant les droits des chasseurs et autres utilisateurs d’armes tout en visant la sécurité du plus grand nombre de citoyens. Pas une mince tâche.

Abonnez vous
Lu 420 fois Dernière modification le mardi, 13 août 2019 14:59
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

Plus dans cette catégorie : « Taxons les perturbateurs

Actualité du Nord

  • Une cicatrice encore visible
    Sudbury — Cette photo prise du haut des airs montre bien l’étendue de forêt qui a été dévastée par l’incendie Parry Sound 33 l’été dernier. Ce feu qui a forcé l’évacuation d’une Première Nation et de Killarney en plus de…
    Ecrit le mercredi, 14 août 2019 15:21
  • Construction devant le Collège Boréal pour la rentrée
    Construction devant le Collège Boréal pour la rentrée Sudbury — La circulation sur le boulevard Lasalle à l’entrée du Collège Boréal risque d’être perturbée pour la rentrée. Afin de terminer la construction de la route et du nouveau carrefour giratoire qui remplacera l’intersection devant le collège, les automobilistes…
    Ecrit le mardi, 13 août 2019 16:23
  • Earlton se bat pour son développement
    Earlton se bat pour son développement Earlton — Les dirigeants du canton d’Armstrong ont récemment réduit le prix de vente de certains terrains municipaux à 20 000 $ pour stimuler le développement de nouveaux domiciles dans le secteur du chemin Airport et du croissant Jules-Gravel. Les obstacles au…
    Ecrit le jeudi, 08 août 2019 13:00
  • Quelle est la relation entre l’aide médicale à mourir et les soins palliatifs en Ontario?
    Quelle est la relation entre l’aide médicale à mourir et les soins palliatifs en Ontario? Ontario — En Ontario, les maisons de soins palliatifs sont l’un des endroits désignés par la loi où il est permis d’administrer l’aide médical à mourir (AMM). La grande majorité des institutions préfèrent par contre diriger les patients à l’hôpital…
    Ecrit le mardi, 06 août 2019 13:00
  • Tournoi annuel au profit du Club Alidor
    Tournoi annuel au profit du Club Alidor St-Charles — Même si les organisateurs Colette et Gaetan Roy ont dû changer la date du tournoi annuel de pêche Ron Sénécal West Arm Pike Tournment en raison du niveau de l’eau trop élevé, les participants ont afflué en grand…
    Ecrit le jeudi, 01 août 2019 13:00
  • Changement de garde à la paroisse St-Jean-de-Brébeuf
    Changement de garde à la paroisse St-Jean-de-Brébeuf Sudbury — Mgr Jean-Paul «J.P.» Jolicœur, prêtre de la paroisse St-Jean-de-Brébeuf dans le Moulin à Fleur, quittera le poste de curé de la paroisse le 1er aout pour prendre d’autres responsabilités au sein du diocèse. Ses paroissiens et amis l’ont cependant…
    Ecrit le jeudi, 01 août 2019 09:00
  • Des femmes qui restent pour des femmes qui partent
    Des femmes qui restent pour des femmes qui partent Timmins et Sudbury — Le Centre Passerelle pour femmes du Nord de l'Ontario à Timmins a reçu 211 627 $ du gouvernement fédéral afin de tenter de contrer le roulement de personnel. Le Centre Passerelle est le seul organisme francophone qui a…
    Ecrit le jeudi, 25 juillet 2019 11:14

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login