FacebookTwitter
vendredi, 29 juin 2018 11:39

La communauté semble favorable à une COOP à Earlton

Écrit par  Coralie Kienge
Environ 150 résidents se sont présentés à la réunion. Environ 150 résidents se sont présentés à la réunion. Photo : Courtoisie
Sudbury — Les premières réactions des participants à une rencontre d’information semblent favorables à la création d’une coopérative alimentaire à Earlton après la fermeture il y a deux semaines de la seule épicerie, Earlton Grocery King, qui desservait toute cette communauté ainsi que ses environs.

L’agent de développement du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) pour le Nord de l’Ontario, Dènik Dorval, pense que la participation 150 personnes en dit beaucoup sur le besoin de réaliser ce projet. À Moonbeam, où la coopérative ouverte depuis environ 5 ans connait un succès remarquable, seulement 60 personnes avaient participé à la première rencontre.

«C’est extrêmement positif», dit-il. «Il y avait de la passion, des encouragements et des applaudissements des gens dans la salle quand on a parlé de l’ouverture d’une COOP».

«Je ne m’attendais pas à avoir tant de monde», dit le maire du Canton d’Armstrong, qui inclut le village de Earlton, Robert Ethier. «C’était super!», s’est exclamé le gestionnaire régional du CCO pour le Nord de l’Ontario, Alexis Breton. «Je pensais que ça allait être un succès avec une soixantaine de personnes.»

«Il y avait quelques inquiétudes sur le modèle et le fonctionnement coopératif qui n’était pas connu de tous», souligne M. Breton, en ajoutant qu’elles se sont dissipées après ses explications et celles du trésorier de la COOP de Moonbeam, André Fillion.

«C’était intéressant de voir un projet qui fonctionne très bien», souligne le maire après avoir entendu l’expérience de la coopérative de Moonbeam. «Il y a beaucoup d’intérêts parce que les gens venaient de différents cantons et municipalités pour faire leurs épiceries à Earlton grocery King», dit-il.

Un sondage a été distribué pendant la réunion. Pour ceux qui n’étaient pas présents à la réunion, il est encore possible de le remplir au bureau municipal. Les résultats dudit sondage seront connus dans 2 à 3 semaines.

Bien qu’ils pensent que les gens étaient favorables à l’ouverture d’une COOP à Earlton, MM. Éthier et Breton suggèrent de «patienter pour connaitre les résultats du sondage qui permettront de mieux interpréter la vraie réaction des membres de la communauté et du niveau de leur intérêt».

Les questions du sondage portaient sur différents facteurs dont l’importance d’une épicerie dans la région, l’intérêt des gens à y acheter des parts ou encore l’appui du magasin en y contribuant par un achat régulier.

Comité d’action

«Après le résultat des sondages, un comité d’action sera mis en place. Ensuite, il y aura une étude de marché et de faisabilité qui permettra de savoir le montant d’argent nécessaire pour commencer la collecte des fonds», déclare M. Breton.

M. Éthier indique que le mandat du comité d’action sera basé en grande partie sur la levée de fond. «Si tout va bien, on cherchera ensuite des fournisseurs pour l’épicerie et puis on espère pouvoir ouvrir le magasin COOP dans 6 mois à un an.»

Le parrainage et l’aide à la mobilisation pour les différentes collectes de fonds sont les principales aides qu’offrira le CCO dans ce projet. À part cela, le CCO aidera aussi en donnant son soutien et des conseils. Et lorsque le projet sera au niveau du financement, le CCO assure qu’il y a des programmes de financement tel que Entreprise sociale Ontario.

«Mais pour une coopérative, le fond principal viendra de la communauté», rappelle M. Dorval.

À la question de savoir combien de membres devraient faire partie du Comité d’action, M. Dorval recommande entre 6 et 10 personnes, mais reste ouvert à plus selon les besoins d’implications de la communauté. «Si beaucoup de gens s’inscrivent, je ne pense pas que nous refuserons les bénévoles et les participants», indique-t-il.

Au nom de la municipalité et du CCO, M. Éthier et M. Breton se sont engagés à aider le comité d’action qui sera composé des membres de la communauté élus.

Retour sur la fermeture

La présentation du propriétaire de l’ancien magasin, Michel Maurice, a permis aux participants de connaitre les raisons qui l’ont poussé à fermer son épicerie. Parmi ces raisons, la baisse de son chiffre d’affaires et le manque d’acheteurs qui ont entrainé une grande augmentation des dépenses.

Annoncé comme étant l’un des présentateurs à la réunion, Donald Goudreault de la Caisse populaire Desjardins, n’était pas présent en raison d’un conflit d’intérêts, puisque c’est Desjardins qui a l’hypothèque de l’ancienne épicerie.

Lu 1150 fois Dernière modification le vendredi, 29 juin 2018 11:47

RokStories

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login