le Mercredi 25 mai 2022
le Samedi 11 Décembre 2021 4:58 Francophonie

Rencontre avec la nouvelle coordonnatrice du CFSSM

Vivianne Messier — Photo : Courtoisie
Vivianne Messier
Photo : Courtoisie

Les gens de Sault-Sainte-Marie ont de moins en moins de sentiment d’appartenance à la culture francophone. Devant ce constat, la nouvelle coordonnatrice du Centre francophone de Sault-Sainte-Marie, Vivianne Messier, veut apporter un changement positif.

Vivianne Messier a grandi à Sault-Sainte-Marie jusqu’à l’âge adulte. Avec deux baccalauréats en poche — Histoire et Études canadiennes et Enseignement anglais, langue seconde —, elle déménage au Québec. Elle y restera une trentaine d’années, principalement en enseignement. Elle rentre au bercail en décembre 2020, cette fois-ci, pour s’adonner à la sauvegarde et au maintien de la culture francophone à Sault-Sainte-Marie. Elle est coordonnatrice du centre francophone depuis quelques semaines.

«Je suis heureuse de travailler avec le Centre francophone de Sault-Sainte-Marie (CFSSM) parce que sa mission me tient à cœur», confie Vivianne Messier. 

Cette mission l’interpelle particulièrement ces jours-ci, vu la situation prévalant à Sault-Sainte-Marie. «J’ai eu l’occasion de parler avec des gens de Sudbury, de Timmins, de Hearst, de Wawa. Là il y a encore beaucoup de francophones. Mais à Sault-Sainte-Marie, c’est différent. Les gens ici ont moins de sentiment d’appartenance à la culture francophone», fait-elle remarquer. 

Pour elle, le CFSSM est très important pour qu’«on garde nos acquis et qu’on développe la solidarité entre les francophones».

Lutte continue

Vivianne Messier, également auteure du livre How I did it, a toujours lutté pour que le français ne soit pas abandonné. Elle a fait partie des manifestations contre la déclaration d’unilinguisme de la Ville de Sault-Ste-Marie en 1990. «Le maire de l’époque, Joe Fratesi, voulait enlever certains services bilingues à Sault-Sainte-Marie. Je me le rappelle, j’étais étudiante à l’université. En vacances, on a fait une marche, des manifestations devant l’hôtel de ville». 

La nouvelle coordonnatrice du CFSSM pense que la situation va s’améliorer avec l’exécution du plan stratégique 2020-2025 du centre. Les objectifs étant l’engagement communautaire, la culture francophone, la protection des acquis et le développement du sentiment d’appartenance. «Je suis contente que des francophones de l’extérieur qui viennent ici veulent faire partie de notre communauté», dit-elle.

Des défis

Au début de son mandat, la nouvelle coordonnatrice a quelques défis devant elle. Le Centre a une seule employée, la coordonnatrice, qui travaille 20 heures par semaine. Les autres intervenants sont des bénévoles.

La pandémie a et aura certainement encore des conséquences sur la bonne marche des activités du Centre.

L’autre problème est le manque de visibilité du Centre. Ses bureaux sont installés dans les bâtiments de l’École Notre-Dame-du-Sault. Un partenariat qui a ses avantages, mais qui ne donne pas pignon sur rue, ce qui permettrait aux passants de le découvrir facilement.

Malgré tout, le CFSSM, qui fêtera son 40e anniversaire dans quelques mois puisqu’il a été fondé en 1982, envisage un camp d’été pour les quatre écoles qui offrent l’immersion et les deux écoles complètement francophones de la ville. Le Centre continuera également d’organiser des rencontres avec les organismes de la région pour créer un réseau de communication plus solide.