le Mercredi 18 mai 2022
le Lundi 20 Décembre 2021 5:15 Courrier des lecteurs

Plaidoyer pour un meilleur accès aux tests buccaux pour les enfants

Svp vous faire vacciner contre la Covid-19! Mais le texte suivant traite d’autre chose.

Sudbury est durement frappée par la Covid. A tel point où les écoles et les garderies doivent utiliser un outil de dépistage différent de celui utilisé par les autres ontariens. Cet outil préconise, semble-t-il, tous les symptômes possibles, incluant l’écoulement nasal.

L’écoulement nasal — mon fils en souffre, comme tous les enfants d’ailleurs qui profitent de ce beau tapis blanc dehors.

Cette fois, j’ai jugé pour mon fils que le test par voie nasale n’était pas de mise (l’écoulement nasal n’étant pas un symptôme de la Covid pour le reste de la planète). Mes enfants en ont eu suffisamment des tests par voie nasale (et pour de bonnes raisons que je ne conteste pas). Mais le refus de tester signifie que je dois continuer de payer la place de mon fils en garderie, pendant qu’il s’amuse à virer la maison sens dessus dessous et que, moi, je fais du télétravail dans la pièce d’à côté. Le refus de tester signifie que son absence est une «absence régulière» plutôt qu’une «absence Covid» pour laquelle les garderies reçoivent des subventions. Je n’en veux pas à la garderie (dont l’équipe est fantastique). Tout ceci est très difficile pour eux aussi.

J’ai choisi de le faire tester, mais à Sturgeon Falls, où ils effectuent des tests antigènes par voie buccale. Vous voyez, à Sturgeon Falls, on effectue les tests par voie buccale pour les enfants de moins de 12 ans. Ils acceptent aussi de tester sans rendez-vous (quoiqu’ils préfèrent qu’on fasse des rendez-vous). Ni l’un ni l’autre de ces services n’est offert à Sudbury. Plutôt, on soumet les jeunes enfants à des tests douloureux par voie nasale. Et à l’heure actuelle, où tous les symptômes sont des symptômes Covid, on soumet les enfants encore plus souvent à ces tests par voie nasale.

J’ai conduit [la semaine dernière], après la tempête hivernale, dans des conditions routières peu propices pour que mes enfants soient testés avec un test antigène efficace, mais moins invasif. Ils ont tous reçu des résultats négatifs, et m’ont priée de les reconduire à Sturgeon Falls la prochaine fois qu’on exigera qu’ils soient testés.

Et ensuite, il y a toute la question des enfants asthmatiques ou qui souffrent d’allergies de l’absurdité de leur traitement sous les directives de la santé publique. Un enfant asthmatique devrait pouvoir s’isoler sans test Covid pour la durée prescrite et qualifier «d’absence Covid» à la garderie, sans que les parents soient encore punis de n’avoir pas assujetti leur enfant à un test Covid (quand ils sont déjà en isolement). Je crois qu’il faut prendre des précautions contre la Covid, mais je ne crois pas que les parents devraient continuer d’écoper «d’amendes» parce qu’ils se soucient du bien de leurs enfants. Lorsqu’on est capable de minimiser les maux des enfants, on devrait le faire. J’écris ce paragraphe par empathie pour une amie à moi à qui on a demandé, à 3 reprises au mois de novembre, de faire tester son fils. Malgré la note du médecin qu’elle a payée expliquant que les symptômes de son fils n’étaient pas reliés à la Covid, la garderie a quand même facturé pour les 12 jours où l’enfant a dû s’isoler à la maison, pendant que maman vaquait à son travail à temps plein, dans la pièce d’à côté. Le refus de le faire tester malgré la note du médecin qualifiait l’absence « d’absence régulière ».

Je suis une mère, qui, comme plusieurs autres, a été obéissante. Je suis doublement vaccinée (et fière!), je porte le masque, je suis les consignes. Cependant, j’arrive à la conclusion que les gouvernements (à tous les niveaux) prennent de mauvaises décisions par rapport à la Covid et surtout pour l’impact sur les enfants et les familles. Je conçois qu’on ne sait toujours pas comment naviguer cette pandémie et je comprends que nos leadeurs font de leur mieux avec les informations à leur portée. Mais, certaines décisions prises sont les mauvaises. Et le niveau de confusion et d’incohérence des consignes de la santé publique entraine chez, même les gens les plus raisonnables et obéissants, un gout amer de méfiance.

Lorsque les citoyens raisonnables qui comprennent la complexité de la situation commencent à manquer de confiance, cela devient problématique.

Mélissa Pétrin Matthieu
Sudbury