le Mardi 29 novembre 2022
le Jeudi 27 janvier 2022 21:12 Arts et culture

De notre foyer au vôtre

Gisèle Gbobouo a joué de l’arc en bouche lors de la Semaine nationale de l’immigration francophone en novembre 2021. — Photos : Archives
Gisèle Gbobouo a joué de l’arc en bouche lors de la Semaine nationale de l’immigration francophone en novembre 2021.
Photos : Archives
Le Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) fait sa part pour le dialogue des cultures en organisant une série de rencontres interculturelles. Cinq des sept soirées De notre foyer au vôtre sont passées, alors il reste seulement le 18 février et le 21 mars pour découvrir des contes et des instruments de musique d’ici et de l’Afrique.

Le directeur du CFOF, Patrick Breton, a eu l’idée de ces rencontres après une discussion avec la directrice de Solidarité des femmes immigrantes francophones du Niagara (SOFIFRAN), Fété Ngira-Batware Kimpiobi. Elle-même organise des soirées contes et de découverte musicale, ce qui a rappelé à M. Breton que le CFOF organisait des soirées d’échange Ontario-Afrique avant son arrivée.

«Puisqu’on est en virtuel, je me suis dit pourquoi on ne le fait pas ensemble», rapporte le directeur. Une formule qui permet d’accueillir des participants et des spectateurs de partout en Ontario. Une trentaine d’ordinateurs étaient branchés à la soirée du 21 janvier. 

«C’est toujours plaisant et agréable de découvrir la richesse culturelle que l’immigration francophone peut apporter. Ça fait maintenant partie de notre patrimoine franco-ontarien», souligne Patrick Breton.

Chaque présentation d’environ une heure trente compte donc un conteur ou une conteuse et un musicien ou musicienne de chaque continent.

Par exemple, le 21 janvier, Jean Cloutier de l’Est Ontarien a présenté, décrit et joué de la bombarde, aussi appelée ruine-babine. Gisèle Gbobouo de Sudbury a présenté quatre instruments africains, dont l’arc en bouche (photo). Les contes ont été livrés par Danièle Vallée et Saïd Ben.

Pour les instruments du Canada, Patrick Breton voulait éviter la guitare, trop commune : «je cherchais des instruments de musique dont on se sert dans nos soirées d’antan». Par exemple le violon et les cuillères de bois. «La dernière fois, j’ai trouvé un joueur d’égoïne (scie)», il s’agissait en fait aussi de Jean Cloutier.

Patrick Breton a, au fils des années, compris qu’il y a des similitudes, mais aussi des différences entre les façons de conter au Canada et en Afrique. Par exemple, les conteurs africains interagissent un peu plus avec leur public, souvent pour recapturer leur attention. 

Les soirées De notre foyer au vôtre sont financées par le Programme d’aide à la francophonie ontarienne. Surveillez la page Facebook du CFOF pour le lien des prochaines présentations.