le Jeudi 26 mai 2022
le Vendredi 4 février 2022 6:11 Arts et culture

Le centenaire par la littérature régionale

Grâce aux Éditions Cantinales, de nombreux auteurs ont publié les mémoires de pionniers de la région. — Photo : Courtoisie
Grâce aux Éditions Cantinales, de nombreux auteurs ont publié les mémoires de pionniers de la région.
Photo : Courtoisie
Le Salon du livre de Hearst sera vraisemblablement mis à contribution pour souligner le centenaire de l’incorporation de la Ville de Hearst. Si les mesures sanitaires compromettent une série littéraire, prévue début mars, ce pourrait être simplement partie remise.

Le Salon du livre de Hearst sera vraisemblablement mis à contribution pour souligner le centenaire de l’incorporation de la Ville de Hearst. Si les mesures sanitaires compromettent une série littéraire, prévue début mars, ce pourrait être simplement partie remise. 

La série vivra-t-elle en format virtuel pour l’élémentaire? Sous forme de causeries en personne pour les élèves du secondaire et le grand public? Ça reste à voir. Rien ne se matérialise pour l’instant, constate le président du Salon du livre de Hearst, Jean-Pierre Boutin. En fait, les restrictions sanitaires relatives à la COVID-19 pourraient repousser l’ensemble des festivités du centenaire. 

«On fait l’inventaire des possibles», indique M. Boutin, et cet inventaire est foisonnant.

Des auteurs et des pionniers

Le Salon du livre a déjà pour objectif de mettre en valeur les auteurs et autrices de la région et le centenaire permettra en plus de faire la promotion de l’histoire de Hearst et de la région, souligne M. Boutin. 

Avec une maison d’édition et le centre d’archives associé à l’Université de Hearst, le contexte est favorable. Les Éditions Cantinales, fondées en 1995, ont publié de nombreux témoignages de pionniers, souvent par la plume de leurs enfants. Du nombre, citons Agathe Camiré, Clément Germain, Marie-Paule Gosselin, Thérèse Lehoux-Hamann, Réjeanne Lessard-Faucher et Marie-Paule Payeur Gosselin.

Jean-Pierre Boutin ajoute l’exemple de l’auteur kapuskois Dominique Villeneuve, qui a autopublié une docufiction sur le camp de prisonniers de guerre établi sur les berges de la rivière Kapuskasing pendant la Première Guerre mondiale.  

Photo : Andréanne Joly

Place à la diversité

Le Salon du livre de Hearst souhaite reconnaitre la diversité qui compose la population de Hearst depuis une centaine d’années. Jean-Pierre Boutin cite en exemple Rudy Bies, qui a écrit sur la communauté slovaque de Bradlo, un village à une douzaine de kilomètres au sud de Hearst, et Terrence West, auteur originaire de Hearst dont le père a tenu un magasin général pendant plusieurs décennies.

Des conteurs autochtones, à Constance Lake, et africains, souvent d’anciens étudiants internationaux de l’Université de Hearst, sont aussi dans le tableau.

«On n’a pas toujours tenu compte de la diversité culturelle au Salon du livre», relève le membre fondateur du Salon, qui voit dans le centenaire l’occasion de rectifier le tir. 

Une autre possibilité est évoquée : mettre en valeur des personnes originaires de Hearst aux parcours intéressants par l’intermédiaire de rencontres virtuelles. «Il y a toutes sortes de parcours», note l’enseignant retraité, qui y voit la possibilité d’expériences révélatrices pour les jeunes hearstéens et, par le fait même, d’élargir la portée du Salon du livre.