le Dimanche 22 mai 2022
le Mercredi 9 février 2022 16:05 | mis à jour le 9 février 2022 21:53 Éducation

La voix communautaire pour l’éducation postsecondaire

L'Université de Sudbury — Photo : Page Facebook Université de Sudbury
L'Université de Sudbury
Photo : Page Facebook Université de Sudbury
Sudbury — La création d’un comité d’expertise a pris quelques personnes par surprise. Par celui-ci, la Coalition nord-ontarienne pour une université de langue française veut que la communauté nord-ontarienne ait une voix dans la réouverture de l’Université de Sudbury, ce qu’elle a le sentiment de ne pas avoir en ce moment. Elle a bien l’intention d’inclure tout le monde.

Quelques réactions sur les réseaux sociaux s’interrogeaient sur l’absence de jeunes sur le comité. Le porte-parole de la Coalition, Denis Constantineau, assure qu’ils ne les ont pas oubliés. «On avait un jeune qui s’est désisté à la onzième heure avant l’annonce [par manque de temps]. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas.»

Il ajoute que les jeunes ont aussi des voix à travers la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et le Regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO). «Ils ont des mécanismes pour les représenter parce que leur voix est très importante dans ce processus-là.»

Le porte-parole de la Coalition, Denis Constantineau

Photo : Archives

En entrevue avec Le Voyageur (voir texte en page), les représentants de la FESFO disent qu’ils aimeraient voir un jeune dans le groupe. «L’inquiétude, c’est qu’on laisse parfois les jeunes de côté et ils prennent des décisions qui finissent par les rattraper. Un peu comme on l’a vu à l’UOF. Sur le long terme, il faut qu’ils incluent des jeunes là-dedans», intervient le vice-président pour la région de l’Est, Jean Philippe Bisson.

Prendre sa place

Denis Constantineau confirme que la Coalition et l’Université de Sudbury se parlent. Par contre, la Coalition et la communauté francophone en général n’ont pas encore été invitées à rencontrer le gouvernement pour leur faire part de leur point de vue. C’est surtout cette lacune qu’ils désirent combler. 

«Le comité va créer des recommandations, ensuite les gens vont pouvoir les commenter. Ce que la province ou l’Université de Sudbury décident d’en faire, ça leur appartient. Au moins, on va avoir eu la chance de se prononcer», dit Denis Constantineau.

Le comité sera lui-même responsable de choisir les sources d’information qu’il consultera pour produire son rapport, y compris s’il fera d’autres consultations. Considérant que le rapport est demandé pour avril par contre, le temps est limité. 

Les rapports sont déjà nombreux et «une partie de l’exercice, c’est de rassembler tout ça», dit M. Constantineau. Une de ses sources sera d’ailleurs la consultation menée par la FESFO auprès de ses membres au début de 2021.