le Mardi 29 novembre 2022
le Vendredi 11 février 2022 0:07 | mis à jour le 12 février 2022 8:23 Économie et finances

Développement économique durable dans le Nord de l’Ontario

La formation examine les attraits spéciaux de la région, ce que signifie la durabilité pour le Nord et les défis, les opportunités et la communauté. — Photo : Shutterstock
La formation examine les attraits spéciaux de la région, ce que signifie la durabilité pour le Nord et les défis, les opportunités et la communauté.
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Nord de l’Ontario — La formation Développement économique durable dans le Nord de l’Ontario sera offert en français pour la première fois ce printemps. La formation examine les attraits spéciaux de la région, ce que signifie la durabilité pour le Nord et les défis, les opportunités et la communauté.

Christian Howald donnera la formation Développement économique durable dans le Nord de l’Ontario en Français

Photo  : Courtoisie

Le cours a été développé par trois champions du Nord-Est de l’Ontario  : Pierre Bélanger, Micheal Atkins et Peter Goring. Le trio a eu recours à David Robinson (PHD) pour sa conception, un économiste de Sudbury.

La formation a été offerte pour une première fois en anglais à l’automne 2021 et sera offerte en français ce printemps par Christian Howald. Il a été formé par David Robinson en développement économique et, au cours des douze dernières années, il a coordonné l’immigration francophone, été directeur à la Société économique de l’Ontario et a travaillé à la promotion du Nord de l’Ontario, entre autres.

«On s’était rendu compte qu’il y a beaucoup de roulement de population dans le Nord de l’Ontario», dit Christian. Dans le couloir de la Route 11, entre 2020-2022, il y a eu 8 nouveaux agents municipaux de développement économique. «Ces gens sont surtout formés en markéting ou en administration et peu le sont en développement économique», ajoute M. Howald.

Le manque de formation, la retraite et le roulement des agents de développement économique font que tout est perpétuellement à recommencer. «Il n’y a pas de continuité ou de durabilité avec les projets. Certains excellents projets ne se sont pas réalisés dans le passé à cause des limites technologiques du moment. Il faudrait les dépoussiérer parce qu’aujourd’hui, on a cette technologie», explique-t-il.

Alimenter l’avenir par le passé

Le cours invite les participants à comprendre ce qui a eu du succès dans le passé. Comprendre que l’avenir apportera son lot de succès dans la mesure où il y a une connaissance du passé. De là l’importance de la mémoire collective. «Un trésor d’expérience, de connaissances et de sagesse sur le Nord», comme aime le dire David  Robinson.

C’est à cette réalité que le cours veut répondre : créer un réseau d’échange entre agents pour qu’il y ait collaboration. «Ça devient urgent de créer un forum pour s’assurer que la mémoire collective ne soit pas perdue. Il y a quantité d’excellentes propositions de projets qui trainent sur des tablettes parce que les personnes qui en faisaient la promotion ne sont plus là», dit Christian Howald. 

«Créer un réseau des agents en développement économique dans le Nord est de l’Ontario vise aussi à créer un sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand que nous, poursuit-il. Amener cette capacité de développer ensemble.» 

Bien que les commentaires des agents en développement économique qui ont déjà suivi le cours aient surtout exprimé avoir aimé l’échange entre eux durant le cours, le leadeurship ne semble pas avoir eu l’importance que les concepteurs du cours auraient souhaitée. À cela, Christian répond  : «Il faut commencer par le réseautage pour en arriver au leadeurship»!

Mieux comprendre les impacts

L’agent de développement de Témiskaming Shores, James Franks, a suivi le cours à l’automne. Il juge l’expérience positive. «Je pense que j’ai appris des choses qui me permettront de prendre de meilleures décisions en pensant davantage aux conséquences de ces décisions à long terme.»

Pierre Bélanger est le président de l’Institut des politiques du Nord

Photo  : Archives

Il pense aussi que le cours serait profitable aux futurs et présents conseillers municipaux. Ils auraient une vue générale de l’économie de la région et des stratégies pour appuyer le développement économique et la viabilité de la région.

Ce cours-ci fait partie d’un mouvement qui émerge dans le Nord-est de l’Ontario. «C’est pour cela que nous collaborons avec l’Institut des politiques du Nord. On veut se différencier de Toronto. On ne veut plus jouer leur jeu; on veut jouer le nôtre. Il ne faut pas faire comme les grands centres. Nous sommes une minorité et vivons beaucoup en milieu rural. À moins qu’on ne travaille ensemble, on n’y arrivera pas», conclut Christian Howald.

«Ce que je veux, c’est que, dans 20 ans, on dira d’aujourd’hui que cela aura été une période où s’est installée une nouvelle école de pensée et de réflexion pour s’assurer du développement économique durable et communautaire dans le Nord-est de l’Ontario», souhaite Pierre Bélanger.