le Vendredi 20 mai 2022
le Lundi 14 février 2022 0:16 Arts et culture

Une affinité pour l’art, l’eau et l’esprit

Quelques œuvres d'Alix Voz — Photo : Courtoisie
Quelques œuvres d'Alix Voz
Photo : Courtoisie
Callander — De nouvelles œuvres créées par l’artiste franco-ontarienne Alix Voz sont en vitrine à la galerie d’art Alex Dufresne, située à l’intérieur du Musée du patrimoine de Callander. L’exposition, intitulée Revenant: Tie to Water (qui se traduit par Fantôme : relier à l’eau), est une exploration visuelle du paysage marin et des liens émotionnels que l’artiste à envers les cours d’eau.

Mme Voz a peint quelques toiles et a fait imprimer une série de photos de ses pièces emportées par le vent devant un coucher de soleil sur le lac Nipissing. Elle veut entre autres faire revivre son expérience vécue dans la nature auprès des amateurs d’art de la région.

«Il y a deux sections, on pourrait dire, des œuvres. J’ai mes grandes toiles que j’ai créées durant la pandémie en 2021 et j’ai ma photographie que j’ai capturée au moment où je les ai apportées au lac», décrit-elle.

«Je les ai lancés dans l’air et, ensuite, j’ai pris des photos pour vraiment faire la connexion avec ce que je croyais qui était mon expression visuelle et ce qui m’inspire : le lac. Ces photos ont été imprimées sur de la soi et elles sont une variation de différentes formes de soi et de toiles.»

Alix Voz

Photo : Coutroisie

Une des œuvres d’Alix Voz.

Photo : Courtoisie

Mme Voz, qui dirige la galerie d’art WKP Kennedy à North Bay, avait à certains moments de la pandémie plus de temps pour consacrer à ses propres créations. Elle avait surtout ressenti un grand besoin d’exprimer ses propres sentiments par rapport à ce qui se passait dans sa vie.

«Ce n’était pas mon de but de créer une exposition, mais j’avais vraiment le besoin de m’exprimer sans limites. On était tellement dans un monde qui avait de nouveaux règlements chaque jour, que j’étais épuisée des règlements et des besoins du monde qui m’entourait», révèle l’artiste.

«Je me suis créé un petit moment où j’ai dû me donner la permission de vraiment créer comme je voulais. C’est ce que les toiles sont, essentiellement», décrit-elle.

«Je les ai vues et je me suis dit qu’elles doivent retourner à l’eau et faire une connexion. C’était la seule autre place que j’avais pour me donner de la paix.» 

Les œuvres sont pendues sur les murs de la galerie Alex Dufresne pour donner l’impression qu’elles bougent de la même façon que sur le lac. Elles seront exposées jusqu’au samedi 26 février.