le Mercredi 17 août 2022
le Lundi 21 février 2022 16:13 | mis à jour le 21 février 2022 16:15 Francophonie

Le tour du Nord en plusieurs emplois

Clément Ricard — Photo : Courtoisie
Clément Ricard
Photo : Courtoisie
Azilda — Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Clément Ricard lors du premier jour de sa retraite officielle. Même s’il est membre du Club Accueil Âge d’Or d’Azilda depuis son arrivée dans la communauté en 2008, il a continué à travailler et était gérant d’un complexe de logement. Avant de s’établir dans le lieu de naissance de son épouse, ils ont fait le tour du Nord de l’Ontario.

Sudbury. Après son mariage avec Collette, ils ont déménagé à Elliot Lake où il a travaillé dans les mines pendant une douzaine d’années. 

«Je ne suis pas une personne de dehors», lance-t-il pour expliquer que le travail à la mine lui laissait beaucoup de temps libre. Il l’a rempli en étant le président de l’ACFO d’Elliot Lake pendant 4 ans, président d’un organisme d’alphabétisation, membre du comité de parents de l’école et conseiller scolaire pour «un conseil totalement français» dans Algoma. 

Lorsque les mines d’Elliot Lake ont été fermées, il a dépoussiéré son diplôme de comptabilité. Il a travaillé au centre d’emploi puis est devenu gérant de personnel chez Woolco. Il est resté dans cette entreprise lorsque Walmat en a pris le contrôle. Il a été assistant-gérant à Sudbury, New Liskeard et North Bay. Il a finalement été promu gérant à la succursale de Kapuskasing puis à Sault-Ste-Marie, où il est resté pendant huit ans. 

Lorsqu’est venu le temps de quitter Walmart, «j’ai dit à Collette : “T’sé, tu m’as suivi partout, tu as fait le tour avec moi. Où tu aimerais vivre?” Elle a répondu : “Azilda”.»

Il a fait sa place dans sa nouvelle communauté. Il a été bénévole à la Villa St-Gabriel, il a travaillé pendant les élections et a récemment fait du porte à porte pour recueillir des signatures afin de demander à la Ville du Grand Sudbury de construire un trottoir sur la section de la rue Notre-Dame qui n’en a pas. 

«S’il y a un besoin, je suis là! J’aime les réunions. J’aime m’impliquer. Des fois, le monde regrette de m’avoir sur leur comité parce que — je ne suis pas impoli —, mais je ne passe pas par quatre chemins. Je laisse les gens savoir ma manière de penser. Tout en restant politically correct

Comme à ses habitudes, M. Ricard s’est tenu tout aussi occupé au Club Accueil. «Je me suis impliqué tout de suite. J’ai été conseillé. J’ai été vice-président; j’ai remplacé le président pendant qu’il n’allait pas bien. Maintenant, je m’occupe du bar.» Une tâche peu exigeante depuis 2020. 

Avec le début de sa retraite, il est encore plus impatient que les activités du Club puissent recommencer. «On a tous hâte que ça reprenne.»

En attendant, il lui reste la lecture.