le Jeudi 1 Décembre 2022
le Mercredi 2 mars 2022 14:50 | mis à jour le 7 mars 2022 22:07 Économie et finances

Rendez-vous des entrepreneuses sociales

Un travail solitaire — Photo : Shutterstock
Un travail solitaire
Photo : Shutterstock
Ontario — Des femmes francophones entrepreneures sociales de l’Ontario vivent un quotidien solitaire. Isolées géographiquement les unes des autres, elles n’ont pas accès à ce que font d’autres femmes de la même province. Pour les aider à se connaitre et à partager les expériences, le Conseil de la Coopération de l’Ontario, MécènESS et Consoeurs en Affaires organisent, le 3 mars, la 2e édition du Salon des femmes francophones entrepreneures sociales.

Un salon similaire s’est tenu en 2021. Environ 80 femmes francophones entrepreneures à travers l’Ontario y ont participé. Celui de cette année se concentrera sur le réseautage. «Les rétroactions sur la 1re édition ont été très positives et ont souligné le besoin d’organiser des activités où les femmes entrepreneures peuvent réseauter entre elles», confie la directrice principale du Pôle Innovation au Conseil de la Coopération de l’Ontario, Paula Haapanen.

Un espace sera offert aux femmes entrepreneures afin de discuter des problèmes qu’elles rencontrent au quotidien. Un quotidien qui est finalement solitaire. «Certaines femmes sont isolées pour des raisons géographiques. Si on est par exemple au Nord de l’Ontario, on n’a pas accès à d’autres femmes qui font la même chose à travers la province», souligne l’agente d’innovation au sein du CCO, Joséphine Adegnon.

Cet évènement de réseautage est ouvert à toute personne s’identifiant comme femme ou non-binaire, francophone et entrepreneure sociale ou curieuse de l’entrepreneuriat social. «Le Salon se veut un espace inclusif où les entrepreneures sociales se réunissent, s’informent et apprennent des unes et des autres. C’est aussi un moment privilégié pour célébrer les avancées de l’entrepreneuriat social en Ontario français et les nombreux accomplissements des femmes et de leurs pratiques entrepreneuriales», tient à préciser la présidente fondatrice de MécènESS, Ethel Côté.

Les entreprises sociales «exercent des activités bénéfiques pour l’environnement ou la société et en font une partie intégrante de leur modèle d’affaires», peut-on lire sur le site de la Banque de développement du Canada.

Quatre sessions de réseautage

Trois activités sont d’abord prévues pour la journée. La première tourne autour du thème du stade de développement de l’entreprise. «Certaines femmes seraient au stade des idées d’entreprendre, d’autres au démarrage de leur entreprise, d’autres encore pourraient être déjà à trois, quatre ou cinq ans d’opération. Des échanges se feront à ce niveau-là», explique Joséphine Adegnon. 

Une seconde séance, poursuit-elle, portera sur le thème «demander et recevoir». «L’idée est de poser des défis qu’elles ont et d’avoir, grâce à l’intelligence et à l’émulation collectives, des pistes de solutions», dit-elle. 

Le troisième thème, c’est l’«après le salon». Les femmes décideront ce qu’elles vont faire après les échanges.

La quatrième session de réseautage appelée le «Hall des exposantes» clora les rencontres et sera spécialement dédiée aux échanges avec des pourvoyeurs de services aux entrepreneur.e.s de l’Ontario. «Ce sont là des organismes qui appuient les femmes entrepreneures et les entrepreneurs. Ils pourraient les aider dans leurs demandes de formation, dans des questions juridiques, des recherches de subvention, etc.», explique l’agente d’Innovation.

Ne manquez rien de ce que nous publions sur le site.

Le Voyageur offre une vue d’ensemble de la francophonie et de la vie dans le Nord-Est de l’Ontario.

En appuyant des entrepreneurs hommes et femmes, on se rend bien compte que quand on est entrepreneure et femme, on a des barrières qui se dressent devant elles de manière différente que quand on est entrepreneur et homme

— Joséphine Adegnon

Pourquoi la priorité aux femmes?

C’est pour cette raison que ces femmes avec des problèmes particuliers vont saisir cette occasion pour partager des accomplissements et avancer. 

Selon la fondatrice de Consoeurs en Affaires, Doreen Ashton Wagner, «lorsque les femmes entrepreneures sont connectées, elles peuvent apprendre de l’expérience pratique d’une autre personne. Avec ce Salon, nous espérons que les participantes pourront tisser des nouveaux liens, tirer parti des “leçons apprises” des autres et appliquer à leur propre situation».

L’action des femmes profite à toute la société. «Les femmes ont des entreprises qui sont ouvertes à tout le monde et dont bénéficie l’économie sociale de l’Ontario dans l’ensemble», dit Joséphine Adegnon.

Même si les conditions liées à la pandémie se sont allégées, l’activité se tient en virtuel, car l’idée est de faire participer les femmes de tous les coins de la province. Les inscriptions pour les femmes francophones déjà engagées dans l’entrepreneuriat social ou curieuses d’en savoir plus sont ouvertes depuis le 1er février. Pour s’inscrire : https://bit.ly/3GfWrhs.