le Dimanche 27 novembre 2022
le Lundi 7 mars 2022 22:17 | mis à jour le 8 mars 2022 9:49 Société

L’historienne du Nouveau Sudbury

Arthémise Camirand-Peterson est l’une des récipiendaires de la Distinction Femmes de mérite du YWCA 2021. — Photo : Courtoisie YWCA
Arthémise Camirand-Peterson est l’une des récipiendaires de la Distinction Femmes de mérite du YWCA 2021.
Photo : Courtoisie YWCA
Nouveau Sudbury — Même si elle n’est pas originaire du quartier du Nouveau Sudbury, Arthémise Camirand-Peterson l’a pleinement adoptée, devenant l’une de ses principales historiennes. Elle était l’une des femmes francophones honorées par le YWCA plus tôt cette année lors du gala Femmes de mérite.

C’est peut-être d’avoir grandi dans une petite ville comme Blind River qui lui a fait aimer la vie en communauté. Elle exprime l’importance de cette vie de proximité avec un dicton (traduction libre) : «Sachez qui vous êtes. Connaissez qui sont vos amis. Rencontrer ceux qui sont autour de vous». 

Elle aime l’histoire depuis longtemps. Elle a fait l’arbre généalogique de ses deux parents et, entre 1989 et 1991, elle a organisé des voyages en autobus pour visiter l’ile Manitoulin afin d’en présenter les attraits, mais aussi l’histoire.

Elle demeure dans le Nouveau Sudbury depuis maintenant plus de 40 ans. Entre 2007 et 2011, alors qu’elle était présidente du parc Ridgecrest, elle a commencé à poser des questions sur l’histoire du quartier du Nouveau Sudbury. Elle a compris qu’aucun texte écrit n’existait. Elle a vite vu que même les documents officiels étaient rares. Les premiers dataient des années 1960, moment où le canton a été intégré à Sudbury. 

Elle a entrepris des recherches qui ont duré quatre ans. «J’ai commencé avec des rencontres publiques. Je voulais que les familles des anciens viennent me parler. Ça a bien été. J’ai eu beaucoup de photos.» Elle s’est ensuite installée pendant une semaine au Centre commercial du Nouveau Sudbury avec les photos et l’information, ce qui lui a permis d’en recueillir encore plus.

Pendant sa présidence au Réseau d’action communautaire du Nouveau Sudbury, Arthémise Camirand-Peterson a mené le concours qui a permis de créer de nouvelles affiches pour les noms des rues du quartier. Le dessin choisi avait été créé par une élève de l’École secondaire Macdonald-Cartier.

Photo : Julien Cayouette

«Une fois que j’avais tout ça, je me suis dit : “Mon doux que ce serait un beau livre ça”.» Avec l’appui de la Ville et du Comité historique du Nouveau Sudbury, elle a travaillé jusqu’en 2015, à temps partiel, à la rédaction et la publication du livre New Sudbury is not as new as you think; traduit et publié en français en 2016 sous le nom Le Nouveau Sudbury n’est pas aussi nouveau qu’on le pense.

Sept-cents copies de la version française ont été imprimées «et j’ai encore des demandes». Elle en a donc fait imprimer une cinquantaine de plus qui seront bientôt disponibles.

Aimer écrire… et chanter

La liste de bénévolat de Mme Camirand-Peterson est longue. Elle compte plusieurs comités historiques et catholiques, les conseils d’écoles, l’aide aux plus démunis et des chorales.

Arthémise Camirand-Peterson chante depuis l’école secondaire à Blind River. À Sudbury, elle a fait partie des chorales de l’église St. Andrews et de Nickel City Ladies Barbershop Chorus; elle est encore membre des Troubadours.

À 81 ans, Mme Camirand-Peterson a diminué la quantité de bénévolat qu’elle fait. Elle continue cependant d’écrire. D’abord ses mémoires qu’elle a remises à sa famille. En ce moment, elle écrit Challenges and rewards of perseverance. «J’ai passé à travers beaucoup de défis. J’écris sur comment les surmonter et comment passer à travers certains défis.»