le Lundi 15 août 2022
le Mardi 15 mars 2022 0:21 | mis à jour le 15 mars 2022 0:22 Éducation

L’UOF se veut un projet social pour la communauté francophone

L’entrée principale de l’UOF au 9 rue Lower Jarvis à Toronto. — Crédit : Annik Chalifour
L’entrée principale de l’UOF au 9 rue Lower Jarvis à Toronto.
Crédit : Annik Chalifour
Toronto — Le grand défi de l’Université de l’Ontario français (UOF) – six mois après son ouverture – repose essentiellement sur la construction de sa relation avec les francophones du Centre-Sud-Ouest afin de se positionner dans l’arène du postsecondaire.

«Question de prendre notre place parmi les 13 universités et 18 collèges existant en Ontario. De mettre en œuvre une stratégie d’engagement efficace auprès d’un multi public et d’un multi marché», rappelle la vice-rectrice adjointe Recrutement, Communications, Philanthropie à l’UOF, Carole Nkoa.

«L’institution se définit d’abord comme une université tendance, un projet social d’avant-garde.»

Trois publics cibles

«Il s’agit de s’enraciner dans le Centre-Sud-Ouest où vivent 36 % des francophones de l’Ontario», réitère Carole Nkoa.

«Développer la tradition de poursuivre des études postsecondaires en français en accord avec les besoins des francophones au cœur de la métropole canadienne anglo-dominante.»

«Une opportunité de bienêtre et de confiance linguistique – un réel enjeu d’équité pour les francophones – tout en contribuant à faire prospérer l’économie en Ontario et à l’international. Faire comprendre la valeur ajoutée.»

Ainsi l’UOF vise à se rapprocher de trois publics cibles ayant des aspirations différentes : les écoles secondaires, le public adulte, les étudiants internationaux.

Carole Nkoa

Crédit : UOF

Les jeunes du secondaire

«Nos baccalauréats spécialisés sont particulièrement attrayants pour les diplômés du secondaire. Comme notre programme sur les cultures numériques centré sur le téléphone cellulaire comme objet social. Ce baccalauréat révèle que nous avons pressenti le virage sur les nouvelles façons d’évoluer comme professionnel. Par exemple apprendre à faire le choix de son profil, comment se comporter sur le numérique», souligne Carole Nkoa.

Ce programme représente également l’une des nouvelles tendances, issues de la pandémie, où les technologies continueront d’influencer la manière dont on apprend et travaille.

Quatre-vingt écoles secondaires francophones du Centre-Sud-Ouest ont été contactées par l’UOF ces derniers mois, auprès desquelles l’université a animé une série de webinaires.

Le public adulte 

Les certificats et les microprogrammes offerts par l’UOF proposent une série de programmes d’études spécifiquement conçus pour les professionnels déjà en fonction dans un organisme ou une association.

Ces microprogrammes visent à permettre d’acquérir ou de renforcer les compétences relatives à la gestion et à la gouvernance d’organisation, à la pédagogie en éducation, à l’apprentissage du français, et aux dérivés des quatre baccalauréats spécialisés.

«Une opportunité de développement professionnel exclusif, garant du progrès durable de l’Ontario français, en lien avec les besoins spécifiques des professionnels francophones et francophiles de l’Ontario», cite Mme Nkoa.

Ne manquez rien de ce que nous publions sur le site.

Le Voyageur offre une vue d’ensemble de la francophonie et de la vie dans le Nord-Est de l’Ontario.

Paulin Mulatris

Crédit : UOF

Les étudiants internationaux

«Nous détenons le potentiel d’attirer de plus en plus d’étudiant.es internationaux grâce au fait qu’étudier à l’UOF signifie une expérience unique d’apprendre dans le contexte d’une université en situation minoritaire. Évoluant au cœur d’une société hautement multiculturelle et incluant l’avantage de l’accès au bilinguisme», mentionne Carole Nkoa.

Rappelons que la pérennité socio-économique de la francophonie ontarienne dépend en partie de l’immigration francophone.

Or le statut d’étudiant international offre la possibilité d’immigrer en Ontario dans la mesure où le Canada facilite l’accès au visa étudiant.

Permis d’études refusés

À cet effet, rappelons que ces derniers mois, l’UOF a vu près de 75 % des demandes de permis d’études être refusées à ses candidats au baccalauréat. Et 30 % n’ont toujours pas reçu de réponse du centre de traitement des dossiers.

Face à ce constat, le vice-recteur de l’UOF, Paulin Mulatris, a récemment proposé que le Canada se dote d’un ombudsman à l’immigration.

Pour sa part, le ministère de l’Immigration s’est dit «conscient du risque de discrimination ou de biais dans le système de l’intelligence artificielle».

Relations avec la communauté francophone et à l’international 

Plusieurs activités novatrices feront partie de la feuille de route de l’UOF visant la construction de dialogues continus entre l’institution et la communauté francophone d’ici et d’ailleurs tout au long de cette année.

En voici un aperçu :

  • Entente d’arrimage avec le collège La Cité de parcours intégrés collégiaux et universitaires;
  • Accueil du Salon du livre de Toronto à l’UOF (18-19-20 mars 2022);
  • Participation de l’UOF au symposium ART : entre émotions et langues organisé par BRAVO (avril 2022);
  • Projet à l’étude sur la place de l’identité entre l’UOF et un organisme franco-ontarien engagé dans la cause LGBTQ;
  • Programme d’échanges universitaires avec des institutions académiques françaises permis grâce au partenariat avec le Centre Jacques Cartier.

Transdisciplinarité et convergence

«Le choix de nos baccalauréats spécialisés portant sur les cultures numériques, la pluralité humaine, l’économie et l’innovation sociale, les environnements urbains… Plus nos certificats universitaires axés sur les compétences professionnelles interdépendantes… Confirment notre vision à la fine pointe de la réalité socio-économique actuelle et future», soutient Carole Nkoa.

«Les programmes d’études de l’UOF sont d’avant-garde, concrétisant l’exercice de la transdisciplinarité à l’ère du 21e siècle.»

«Notre approche académique avant-gardiste propose une convergence de perspectives indispensables dans l’actualité du marché de l’emploi.»

Soulignons que l’UOF comprend de petites cohortes, composées de 20 étudiants maximum, permettant des apprentissages dynamiques ancrés dans la modernité sociale.

Les cours sont dispensés en mode hybride (présentiel ou virtuel) selon le choix des étudiants.