le Lundi 16 mai 2022
le Dimanche 20 mars 2022 10:48 | mis à jour le 20 mars 2022 10:49 Santé

Mois de la sensibilisation à la musicothérapie

Kylie Klym — Photo : Courtoisie
Kylie Klym
Photo : Courtoisie
À l’occasion du Mois de la sensibilisation à la musicothérapie qui a lieu chaque année en mars, Kylie Klym, unique musicothérapeute certifiée dans le Nord-Est de l’Ontario, sensibilise le public au pouvoir de guérison de la musique. Elle espère élargir ses services aux clients des régions éloignées grâce à l’utilisation de la thérapie virtuelle.

La musicothérapie est une psychothérapie qui utilise la musique dans l’objectif de donner au patient les moyens de devenir acteur de sa propre vie, de prendre ou reprendre le contrôle de son corps, de son esprit, de ses paroles et de ses sentiments.

Originaire du Nord de l’Ontario et diplômée du programme de baccalauréat en musicothérapie de l’Université de Windsor, Kylie Klym pratique la musicothérapie dans la région du Grand Sudbury depuis 2012. En 2018, elle a étendu sa pratique dans la région de North Bay. 

«La musicothérapie, c’est pour tous les groupes d’âge. Nous traitons des enfants et jeunes autistes ou qui ont d’autres déficiences développementales, des gens qui ont la démence. La musicothérapie aide aussi des gens qui ont le cancer», souligne Kylie Klym. 

Sa liste de clients compte, entre autres, des foyers de soins de longue durée, des foyers de groupe de jeunes et plusieurs organismes communautaires locaux, tant dans le secteur privé que public.

Kylie Klym

Photo : Courtoisie

La musique soigne

Quand Kylie Klym soigne un client, elle fait une évaluation complète. Elle cherche à connaitre l’individu. Elle demande quel genre de musique il aime. «Je cherche tous les indices et j’en fais l’évaluation avec l’individu, parfois avec la famille. Si le patient a des difficultés à s’exprimer, la famille sait quel genre de musique l’individu aime, qu’est ce qui le passionne», explique-t-elle.

Selon qu’elle traite un enfant ou un adulte qui a, par exemple, un déclin de mémoire ou d’autres aptitudes cognitives, les approches diffèrent. «L’approche pour quelqu’un qui a la maladie d’Alzheimer est différente du cas où il s’agit d’un enfant. Les buts sont différents aussi. Pour l’enfant, c’est l’aider à l’apprentissage, au contrôle de son comportement. Pour celui qui est atteint de la maladie d’Alzheimer, c’est pour l’aider à stimuler des souvenirs», fait-elle remarquer.

De façon générale, le patient est traité, au minimum, pendant deux mois, à la fréquence d’une fois par semaine. Mais ça peut aller jusqu’à un an. Il s’agit alors là d’un appui continu et la fréquence est moins intense; une fois par mois. 

On peut soigner les gens individuellement ou en groupes. Tout dépend si les gens se sentent confortables en groupes. «Ça peut être pris comme divertissement, mais ça peut aider parmi les membres du groupe. Les gens vont commencer à danser et à chanter et cela devient une sorte de thérapie.» 

La musicothérapie peut également faire partie d’un plan de soins qui incluent d’autres techniques.

Une thérapie virtuelle

Avant la pandémie, le traitement se faisait face à face. Durant la COVID-19, Kadence Music Therapy, le cabinet certifié en musicothérapie de Kylie Klym, a intégré l’utilisation de la thérapie virtuelle. Elle a pu continuer à offrir ses services à ses clients réguliers tout en élargissant la portée de la musicothérapie aux Premières Nations près de la baie d’Hudson. 

Son cabinet s’est associé à Autisme Ontario pour offrir des cours de musique et de mouvement dans le Nord-Est de l’Ontario. En fin de pandémie, Kadence Music Therapy maintiendra ses options de séances en personne et virtuelles, assure sa propriétaire. Les séances sont seulement disponibles en anglais.