le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 31 mars 2022 13:32 Environnement

Une jeune Franco-Sudburoise participe à une étude internationale sur l’évolution de la vie

Danica Levesque — Photo : Courtoisie
Danica Levesque
Photo : Courtoisie
Sudbury — Une étude menée par des biologistes évolutionnistes de l’Université de Toronto à Mississauga et publiée dans la revue Science conclut que les êtres humains et les villes sont une des forces principales de l’évolution de la vie dans le monde. Danica Levesque de Sudbury a participé à cette étude lorsqu’elle était à l’école secondaire.

L’étude intitulée Global urban environmental change drives adaptation in white clover a été menée dans le cadre du projet GLUE (Global Urban Evolution Project). Elle a analysé des données recueilles par 287 chercheurs dans 160 villes de 26 pays. 

Comme les chercheurs ont voulu étudier les effets de l’humanité et de l’urbanisation sur l’évolution des plantes, ils devaient trouver une plante qui poussait partout dans le monde; ils ont donc décidé de recueillir des échantillons de trèfle blanc. 

«L’étude a montré que oui, il y a des patrons et il y a des tendances. Ça change la façon dont les autres organismes vivent et s’adapte dans leur environnement. C’est intéressant à noter que les échantillons dans les centres-villes sont plus semblables dans différentes villes que les échantillons qui proviennent tous de la même ville, donc la combinaison du centre-ville et de la région rurale», explique Mme Levesque. 

Danica Levesque conduit ses recherches dans le laboratoire de biochimie en 2019.

Photos : Courtoisie

«Ma participation était en deux parties. Le premier était de cueillir des échantillons et, pour ça, nous avons été à Kivi Park jusqu’à Tom Davies Square. La deuxième partie était une analyse pour voir combien d’acide produit la plante. C’est un mécanisme de défense contre les herbivores; il y a un gout amer. L’hypothèse était qu’ils produiraient plus d’acides en réponse des endroits qu’il y a plus d’herbivores.»

L’élève de deuxième année à l’Université Laurentienne est inscrite dans le programme de Biochimie. Elle a commencé son séjour à la Laurentienne lorsqu’elle a fait un stage dans le laboratoire de Thomas Merritt, alors qu’elle était à l’École secondaire du Sacré-Cœur. «Je pensais que j’étais juste pour aider un peu ici et là, probablement en faisant de la vaisselle pour les élèves de quatrième année. Heureusement, ce n’était pas le cas; on m’a lancé directement dans l’expérience», raconte-t-elle. 

Mme Levesque continuera ses travaux dans le laboratoire grâce à une Bourse de recherche de premier cycle du CRSNG.