le Vendredi 20 mai 2022
le Vendredi 15 avril 2022 19:24 Environnement

Les agriculteurs se préparent pour une année remplie de possibilités et d’incertitude

Des semaines disponibles il y a quelques années pendant la foire. — Photo : Archives
Des semaines disponibles il y a quelques années pendant la foire.
Photo : Archives
Nipissing Ouest — L’Association pour l’Amélioration des Sols et Récoltes de Nipissing Ouest et de Sudbury Est a tenu sa première exposition de grain et de fourrage depuis quelques années. Plusieurs cultivateurs se sont réunis dans la salle de Cache Bay le 6 avril pour participer aux ateliers qui, en temps normal, sont présentés lors de ce congrès annuel.

Des présentations de nouveaux projets et de rapports — dont le développement d’un abattoir de bœuf, la production locale de maïs, le drainage souterrain et un bilan du Concours international de labour et exposition rurale de 2019 — étaient à l’ordre du jour. Les participants avaient également la chance de soumettre des échantillons de foin et de semences pour une compétition fraternelle entre les agriculteurs de la région. 

L’exposition est pour certains une occasion unique pour se rassembler et s’informer de nouvelles initiatives dans le domaine agricole.

 

«Ça donne l’occasion aux cultivateurs de jaser entre eux et d’échanger des opinions. C’est de la formation et de l’éducation, sans s’en rendre compte. Si quelqu’un ramasse un conseil quelconque aujourd’hui qu’il aimerait appliquer sur sa ferme, ça peut représenter des économies énormes», fait valoir le porte-parole de l’Association pour l’Amélioration des Sols et Récoltes de Nipissing Ouest et de Sudbury Est, Gérald Beaudry.

Gérald Beaudry

Photo : Archives

«Il y a eu deux cultivateurs de la région qui ont partagé leur expérience au sujet de la culture du maïs l’an passé qui a été un franc succès.» Comment est-ce qu’ils se sont pris? Quels sont les intrants qu’ils ont utilisés? Quelle sorte de profit cela a rapporté à la fin?

«Ç’a semé un certain sens d’optimisme parmi les cultivateurs, au point que, pour l’année 2022, au lieu d’avoir trois cultivateurs de la région qui se lancent dans la culture du maïs, on va peut-être avoir sept ou huit.

Le défi de l’inflation

Les cultivateurs du Nord de l’Ontario, comme dans la plupart des régions au Canada et ailleurs dans le monde, font face à une hausse importante des prix de plusieurs biens et matériaux. La montée inhabituelle du taux d’inflation fait en sorte qu’il y a un risque accru de pertes financières si jamais les choses tournent mal. 

«Définitivement qu’il y a une certaine incertitude. Le prix des intrants est très élevé, reconnait M. Beaudry. Plus les prix sont élevés, plus il y a de risques reliés avec les effets de température et des choses semblables. Par contre, le prix des récoltes est aussi élevé.»