le Samedi 1 octobre 2022
le Jeudi 21 avril 2022 15:08 Société

L’histoire de la Mission Saint-Claude

Florent Héroux avec son nouveau livre sur l'histoire du Témiskaming — Photo : Courtoisie
Florent Héroux avec son nouveau livre sur l'histoire du Témiskaming
Photo : Courtoisie
Témiskaming Shores — Le plus récent ouvrage historique écrit par Florent Héroux porte sur la Mission Saint-Claude. Mieux connu dans la région comme la Vieille Mission, cet établissement est important pour l’histoire du Témiscamingue.

«C’était le premier gite dans le Nord-Est pour accueillir les arrivants, les blessés et les malades et c’est le berceau de l’Église catholique», explique M. Héroux de New Liskeard qui a 17 livres sur l’histoire locale du sud du Témiscamingue à son actif. C’est à partir de cette mission que les missionnaires et les colons partaient pour évangéliser et  développer les deux côtés du lac Témiscamingue.

1863 à 1887

La Mission Saint-Claude, qui n’a existé que de 1863 à 1887, était située du côté ontarien du lac Témiscamingue à un jet de pierre du poste de traite de fourrures de la Compagnie de la baie d’Hudson en face, de l’autre côté du lac. Il a tout de même participé au développement des deux Témiscamingue. 

La lecture du livre permet de mieux comprendre ce qui s’est passé pendant la fondation de Haileybury, Cobalt, North Cobalt et New Liskeard. «Le fondateur de Haileybury, M. Farr, s’est rendu plusieurs fois à la Vieille Mission avec son épouse», selon les archives, dit M.Héroux.

La vie à l’époque

C’est la rudesse de la vie à la Vieille Mission que l’auteur explore dans son ouvrage. Par des textes, il fait gouter et ressentir l’intimité du quotidien des activités de la cinquantaine de pères Oblats, de sœurs Grises et d’employés de la mission. «Il n’y a pas tellement de renseignements en Ontario et, pourtant, la Vieille Mission est plus importante que le Vieux Fort en face. Ça m’a toujours fasciné», dit M. Héroux.

On retrouve dans le livre des éléments biographiques de gens dont le nom résonne encore parce qu’ils nomment des villages et des rues au Québec et en Ontario. Le livre contient aussi mille renseignements, «que tu ne trouves pas ailleurs», dit l’auteur, sur les réseaux routiers de l’époque, le développement industriel et urbain de la région.  

La recherche historique

Pour illustrer le contexte, le texte est truffé de photos de l’époque. «Je vais toujours aux  sources premières. J’ai lu les chroniques des Oblats et des Sœurs Grises. Celle des Oblats, écrite à la main, est difficile à déchiffrer.»

L’intérêt de l’ouvrage de Florent Héroux tient à l’impressionnante quantité de documents consultés. Il a lu et relu les chroniques de l’époque et accumulé des notes depuis une dizaine d’années. 

Lire le livre de Florent Héroux, La Vieille Mission,  fait comprendre l’incroyable dynamisme et la volonté entrepreneuriale de gens qui ont cru au potentiel d’un pays neuf. Les gens qui s’intéressent à l’avènement du Témiscamingue voudront l’ajouter à leur patrimoine familial.

«Mon intérêt pour l’histoire vient de ma mère; elle conservait tout. J’ai une centaine de lettres écrites à partir de 1874. Elles proviennent de membres de la famille qui se donnaient des nouvelles de ce qui se passait autour d’eux. Puis, j’ai suivi les émissions de René Lévesque qui expliquait le monde. C’était super intéressant», raconte l’auteur.

Florent Héroux se définit comme un vrai gars du l’Ontario Nord. Avec son épouse Jeannine, il a écrit des livres, en premier lieu, pour raconter les évènements et la vie des francophones. Il a traité d’histoires de famille, de paroisse, du diocèse de Timmins, entre autres. 

Sa priorité : la conservation et la protection du patrimoine. Il est le fondateur de la Société d’histoire et de généalogie du Témiscaming. M. Héroux est connu dans le sud du Témiskaming pour sa longue implication dans le développement de la région.

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