le Vendredi 27 mai 2022
le Vendredi 22 avril 2022 14:40 Sports

Une étoile franco-ontarienne du hockey qui brille au Québec

Mylène Lefebvre — Photo : Courtoisie Université de Montréal
Mylène Lefebvre
Photo : Courtoisie Université de Montréal
Sudbury — Mylène Lefebvre, une joueuse de hockey du Grand Sudbury, contribue la réussite des Carabins de l’Université de Montréal depuis trois ans. Cette formation a tout récemment remporté sa deuxième médaille en trois ans lors des séries éliminatoires du circuit universitaire du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Le 26 mars, Mylène Lefebvre a marqué un but dans la partie décisive pour la médaille de bronze contre les Gaitors de l’Université Bishop’s. Pendant la saison régulière, elle a compté un but et obtenu deux passes en 14 matchs.

L’attaquante est l’une des rares Franco-Ontariennes à avoir fait partie de cette équipe. Elle profite pleinement de son temps avec les Carabins pour apprendre à devenir une joueuse d’élite. «Ma première année était, au début, vraiment le fun.  Être capable de jouer avec des filles qui sont les meilleures de leurs équipes respectives — surtout des séniors qui maintenant jouent dans la PWPHA [Association des joueuses professionnelles de hockey féminin] — était incroyable», décrit-elle.

«Cette année-là, on a eu un peu une histoire de succès. On n’avait pas la meilleure saison, mais dans les séries, on a joué contre les Stingers [de l’Université Concordia]. Elles étaient numéro un toute l’année et on les a battues en trois matchs pour aller au championnat canadien. C’était vraiment gros et je vais toujours me souvenir de ce moment-là avec ces filles-là.»

Sa première participation au championnat national d’USports s’est toutefois terminée sur une note plutôt décevante. Seulement deux jours après l’arrivée des Carabins à l’Île-du-Prince-Édouard, la compétition a été annulée en raison de la pandémie.

Mylène Lefebvre et ses coéquipières auront néanmoins une deuxième chance de participer aux nationaux, car ce sera au tour de l’Université de Montréal d’accueillir ce tournoi d’envergure en 2023. 

«On a un peu comme un laissez-passer, mais tu veux toujours rentrer par la porte d’entrée. Tu ne veux jamais être là par défaut, mais parce que tu le mérites. C’est toujours le but premier des Carabins — de viser le plus haut que possible», explique-t-elle.

«Je pense qu’on a vraiment le groupe pour le faire dans les années futures. On a une jeune équipe. L’expérience, on va l’avoir dans les années qui suivent. Je suis vraiment excitée de voir ce qu’on peut faire.»

Mylène Lefebvre est une jeune franco-ontarienne qui a à cœur sa langue. L’ancienne élève du Collège Notre-Dame et de l’École secondaire du Sacré-Cœur s’est inscrite dans le programme d’administration des affaires à l’École des hautes études commerciales (HEC Montréal) dans la métropole québécoise, plutôt que de déménager de l’autre côté de la frontière canado-américaine.

«J’avais joué aux États-Unis quand j’étais plus jeune et j’avais vu que ce n’était pas pour moi. La culture francophone, c’est quelque chose que je ne voulais pas perdre. Lorsqu’on m’a offert une place chez les Carabins, pour moi c’est la bonne décision à prendre parce que je ne voulais pas perdre ma langue et je voulais continuer à étudier en français», reconnait-elle.

En 2019, Mylène Lefebvre faisait partie de l’équipe des Lady Wolves de Sudbury qui a atteint la finale du championnat de hockey féminin des 18 ans et moins de la Coupe Esso. Son équipe a décroché une médaille d’argent.

 

[NDLR : Mylène Lefebvre est la fille du propriétaire du Voyageur, mais c’est l’équipe éditoriale qui a pris la décision de lui parler.]