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Les belles-sœurs : villes jumelées du Nord de l’Ontario et du Japon

La ville ontarienne de Timmins est jumelée à Naoshima, au Japon. — Photo : Shutterstock
La ville ontarienne de Timmins est jumelée à Naoshima, au Japon.
Photo : Shutterstock
Autour du monde, il y a des partenariats formés entre villes afin de favoriser leurs échanges. Ces partenariats, appelés jumelages, peuvent être entre deux villes du même pays, par exemple Hamilton, Ontario et Shawinigan, Québec. Mais existent également à l’échelle internationale. En effet, la ville ontarienne de Timmins est jumelée à Naoshima, au Japon.

La déclaration officielle du jumelage entre Timmins et Naoshima, affichée dans l’hôtel de ville de Naoshima.

Photo : Eri Motohashi

Autour du monde, il y a des partenariats formés entre villes afin de favoriser leurs échanges. Ces partenariats, appelés jumelages, peuvent être entre deux villes du même pays, par exemple Hamilton, Ontario et Shawinigan, Québec. Mais existent également à l’échelle internationale. En effet, la ville ontarienne de Timmins est jumelée à Naoshima, au Japon.

Qu’est-ce qu’une ville jumelée?

Plus formels que les «amitiés» qui peuvent exister entre villes, les jumelages représentent des ententes à long terme. Le comité de jumelage de la ville d’Inverness estime que le premier jumelage aurait été formé vers l’an 836, entre Le Mans en France et Paderborn en Allemagne. Ce type de partenariat aurait fait fureur, particulièrement en Europe, après la Deuxième Guerre mondiale, quand les villes cherchaient à inciter une réconciliation entre-elles.

Eri Motohashi, un représentant du bureau de Naoshima au Japon, décrit les jumelages comme ayant pour but de «promouvoir des échanges mutuels au niveau de la culture, de l’éducation et du commerce ainsi que pour approfondir l’esprit de bonne volonté et d’entente des villes».

Au Nord de l’Ontario

Le 28 aout 1981, un accord officiel a été établi entre la ville de Naoshima, Kanagawa, au Japon et celle de Timmins, en Ontario, Canada. L’origine du partenariat entre les deux villes revient au Kidd Metallurgical Complex. D’après Eri Motohashi, «il y a eu une introduction de la part de Mitsubishi Metals Co. Ltd., qui a vu un échange technique, et nous avons formulé un partenariat entre le maire de Naoshima et celui de Timmins».

En effet, les processus utilisés dans les deux fonderies suivent ceux provenant de Mitsubishi Metals Co., Ltd. (aujourd’hui Mitsubishi Materials Co., Ltd.). Le maire de Timmins, George Pirie, explique que le design de la fonderie Kidd Creek était «basé sur la fonderie de Zinc au Japon».

À l’époque, ces deux complexes étaient certains des plus avancés au monde du point de vue technologique. Il dit également qu’il y aurait eu «beaucoup d’ingénieurs, de gens, qui faisaient des allers-retours fréquents de Timmins au Japon» au cours de la construction du Kidd Metallurgical Complex. «Ça aurait probablement été naturel de suggérer : “Formons ce concept de jumelage”», explique-t-il.

Afin d’honorer cette nouvelle entente, Eri Motohashi décrit que «l’an où le partenariat a été formé, nous avons animé une fête d’accueil à Naoshima avec la famille du maire de Timmins de l’époque, puis nous avons accueilli le fils du maire, âgé de 12 ans, aux écoles élémentaires et intermédiaires. De plus, nous avons accueilli le maire de Naoshima et le président du conseil de la ville à la cérémonie de signature de la ville de Timmins».

Aujourd’hui

Aujourd’hui, ces partenariats sont devenus largement symboliques. Cependant, la relation entre Timmins et son équivalente japonaise, Naoshima, a été ravivée en 2016. En effet, le maire de l’époque, Steve Black décrit : «nous avons accueilli une délégation de Naoshima puis j’ai également visité Naoshima afin de célébrer le 35e anniversaire de notre jumelage».

L’ancien maire explique ainsi que «les visites en 2016 furent une occasion pour rétablir la relation, pour voir comment nos communautés ont développé au cours des années et pour discuter d’opportunités à travers lesquelles nous pourrions travailler de façon rapprochée à l’avenir».

Malheureusement, l’activité des jumelages a aussi été influencée par la pandémie, à travers laquelle les visites des délégations ont été minimes. Bien qu’il n’a pas encore eu l’occasion de visiter la ville de Naoshima, M. Pirie explique qu’il a «rencontré les individus du consul japonais» et a pu discuter avec eux.

Alors que plusieurs jumelages sont maintenant inactifs, leurs histoires marquent toujours les villes entre lesquelles les ententes ont été formées.