le Dimanche 4 Décembre 2022
le Lundi 9 mai 2022 10:52 | mis à jour le 9 mai 2022 12:37 Santé

Le travail d’infirmière dans les centres de santé communautaires avec Josée Durepos

L’infirmière autorisée du Centre de santé communautaire de Timmins, Josée Durepos — Photo : Courtoisie
L’infirmière autorisée du Centre de santé communautaire de Timmins, Josée Durepos
Photo : Courtoisie
Timmins — Semaine des soins infirmiers - du 8 au 14 mai

Le travail en soins infirmiers n’est pas toujours à l’image de ce que l’on voit à la télé et ce que l’on entend dans les médias. Les centres de santé communautaires de l’Ontario comptent aussi sur les services d’infirmiers et d’infirmières chevronnés. Dans leur cas, ils se concentrent davantage sur la prévention et le bienêtre. 

Josée Durepos est infirmière autorisée au Centre de santé communautaire de Timmins (CSCT). Elle a obtenu son diplôme à l’Université d’Ottawa au début des années 2000, mais tenait à revenir donner à la communauté où elle a grandi. Elle affirme qu’il y en a plusieurs qui ont fait et font comme elle. Mme Durepos a travaillé pendant une quinzaine d’années à l’urgence de l’hôpital de Timmins. Elle a fait le choix de rejoindre le CSCT pendant la pandémie, en novembre 2020. 

Le CSCT offre principalement des soins primaires, où l’accent est mis sur la promotion de la santé et la prévention des maladies. «On traite des problèmes de santé aigüe plus mineurs et la gestion des maladies chroniques», indique Mme Durepos.

«On travaille beaucoup dans la prévention des cancers, surtout du col de l’utérus, poursuit-elle. On fait aussi la gestion de la tension artérielle et des maladies chroniques. On mène le programme d’immunisation pour l’enfance ou les voyages. On travaille beaucoup pour la promotion et l’éducation de la santé en termes de facteurs de risque modifiables.» Les risques modifiables peuvent être le tabagisme ou l’alimentation, par exemple.

L’infirmière autorisée du Centre de santé communautaire de Timmins, Josée Durepos

Photo : Courtoisie

Elle est également l’un des premiers contacts pour les nouveaux patients du CSCT. «On recueille toute leur information de santé pour leur nouveau fournisseur de soins primaires. On peut aussi identifier les besoins de ces patients pour faire un plan de santé pour eux.»

Pour ce dernier point, elle doit être au courant des autres services offerts dans la communauté pour diriger ses patients qui pourraient en avoir besoin. 

Les tâches de Mme Durepos dépassent parfois la salle d’examen. «Je viens de développer un programme pour établir un bilan comparatif des médicaments. C’est pour assurer que les patients ont une bonne littératie au sujet de leurs médicaments, qu’ils les prennent de façon sécuritaire.» Elle s’assure aussi que l’information reste la bonne lors de transitions des patients entre les divers services de santé.

L’effet de la pandémie

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les employés du CSCT font plus de consultations par téléphone ou par vidéoconférence. «Ça a pris de la créativité et de l’initiative de la part des professionnels de la santé locaux», dit Mme Durepos.

L’infirmière autorisée croit que ce type de rendez-vous est là pour rester. «Par contre, il est important de déterminer le meilleur type de rendez-vous pour nos patients.» 

Il y a des avantages et des inconvénients aux rendez-vous à distance. «Il existe des preuves que l’utilisation de la technologie peut améliorer l’accès en temps opportun aux soins primaires», mais il faut que les clients soient à l’aise avec la technologie. Un rendez-vous à distance représente aussi un peu moins de travail de préparation et de nettoyage pour le personnel, ce qui leur permet de se consacrer à d’autres tâches.