le Lundi 27 juin 2022
le Lundi 16 mai 2022 17:00 | mis à jour le 16 mai 2022 17:01 Arts et culture

Quand tu étais petite, c’était comment?

Joséphine et Gabrielle Sanz dans «Petite maman».  — Photo : Capture d’écran
Joséphine et Gabrielle Sanz dans «Petite maman».
Photo : Capture d’écran
Critique — Le film «Petite maman»

Que faisaient nos parents quand ils avaient notre âge? Était-il heureux? Qu’est-ce qu’ils faisaient pour se divertir? Leur relation avec leurs propres parents a-t-elle affecté la nôtre avec eux? Le film Petite maman présenté chez Sudbury Indie Cinema ne répondra pas à ces questions pour vous, mais il les ramènera à la surface.

Le film français suit Nelly, une fille de huit ans qui vient de perdre sa grand-mère maternelle. Pendant que son père vide la maison, Nelly rencontre une fille de son âge dans les bois. Elle comprend rapidement qu’elle est en présence de sa mère. Curieuse, elle retournera la voir. 

L’histoire explore le deuil, comment il nous affecte et affecte les gens autour de nous. En parlant avec l’enfant qu’était sa mère, Nelly comprend davantage ce que celle-ci vit en ce moment, à la suite de la mort de la grand-mère de Nelly. 

La relation entre les deux jeunes filles est charmante — les jeunes comédiennes sont des sœurs —, même si certaines de leurs conversations sont un peu étranges après que Nelly dévoile son voyage temporel à Marion. Ce ne sont pas les meilleures jeunes comédiennes qu’il nous ait été donné de voir par contre. Elles sont à leur meilleure quand ont à l’impression qu’elles s’amusent pour vrai.

Pour une fois, un film qui tourne autour d’un mystère associé à la science-fiction ne nous bombarde pas d’informations. On ne nous prend pas pour des imbéciles; on nous laisse absorber l’univers et l’accepter — ou non — et poser nos propres théories.

Par exemple, on peut comprendre avant Nelly qu’elle a voyagé dans le temps avec de petits indices relativement faciles à voir.

Les décors sont tout aussi sobres. Peut-être trop par contre, les seules couleurs vives sont celles des feuilles de la forêt.

Malgré son rythme lent, Petite maman est vite passé lorsque l’on s’investit dans son message. Il nous force à repenser nos propres relations au passé de nos parents… et au nôtre. Il reste quelques représentations au Sudbury Indie Cinema les 17, 18 et 23 mai.