le Mercredi 29 juin 2022
le Mercredi 25 mai 2022 16:21 | mis à jour le 25 mai 2022 16:22 Politique

Entrevue d’élections : Jamie West

Sudbury — Jamie West est à la recherche d’un deuxième mandat en tant que candidat néodémocrate pour la circonscription de Sudbury. Premièrement élu en 2018, M. West a été porte-parole de l’opposition en matière d’infrastructures, transports et routes du Nord (2012-2022), de la Loi sur les relations de travail (2019-2021) et du travail (2018-2019).

Quelles seront vos priorités si vous êtes réélus?

Je dirais que la priorité actuelle est d’adresser à la crise du cout de la vie. Les prix de l’essence et de la nourriture écrasent les gens. Nous avons un plan pour construire plus de logements abordables, car les gens ne peuvent plus se permettre de louer — les gens commencent à avoir plusieurs colocataires. Nous devons vraiment attaquer ce grand problème. Un autre point est d’assurer le succès de la Laurentienne en la retirant du processus de la Loi sur les arrangements avec les créanciers de compagnies (LACC). Nous devons nous débarrasser de ce voile de secret et de la crainte que l’espace vert et la galerie d’art soient vendus. 

Il y a plusieurs problèmes qui affectent l’offre et la qualité des services de santé à Sudbury. Avez-vous des solutions pour contrer ce problème? 

Oui. La première chose à reconnaitre, c’est qu’il y a quatre ans, lorsque les libéraux avaient un gouvernement majoritaire, les principaux problèmes étaient que les gens étaient furieux de la vente de Hydro One et de l’augmentation des prix, ainsi que du manque de soins de santé, surtout à Sudbury. Toutes ces choses ont été amplifiées pendant la pandémie. La solution à ce problème est un financement adéquat. Pendant 15 ans, les libéraux ont sous-financé les soins de santé, en particulier à Sudbury. L’augmentation du cout de la vie et le sous-financement de nos hôpitaux créent un gros problème. Sudbury, en particulier, est fatigué de demander toujours plus d’argent. Nous sommes les leadeurs en Ontario de la médecine de couloir surpeuplée. 

Vous voyez les services de santé privés jouer quel rôle en Ontario? 

Les néodémocrates n’aiment pas la privatisation. Nous savons qu’il y a eu des développements dans cette direction dans les centres de soins de longue durée. Les corporations privées doivent récompenser les actionnaires. Une somme importante d’argent a été versée en dividendes qui auraient pu être consacrés aux services de première ligne. […] Nous sommes déterminés à faire en sorte que les soins de longue durée redeviennent propriété publique. Nous leur permettrions d’être uniquement propriétaires des bâtiments. Nous ne les laisserions certainement pas avoir leur mot à dire sur la façon dont les affaires sont gérées et nous ne les laisserions pas décider de la façon de fournir les soins de santé. Une grande conséquence de leur accorder ce pouvoir la mort de plusieurs personnes âgées, alors nous ne leur faisons pas confiance pour cette responsabilité. 

Voulez-vous augmenter le financement des institutions postsecondaires?

Nous en avons toujours parlé. Nous devons blâmer Doug Ford pour ne pas avoir réparé les fautes des libéraux qui l’ont précédé. L’Ontario a le plus faible taux de financement provenant du secteur public pour l’éducation postsecondaire au Canada. Nous avons aussi les frais de scolarité les plus élevés. Nous devons réussir pour offrir la chance à nos étudiants d’obtenir les emplois de demain. Je vivais dans un logement abordable à Sudbury. Je me souviens que lorsque j’étais jeune, je voyais les frais de scolarité dépasser les 1000 $. Je ne peux pas imaginer ce que les gens doivent endurer maintenant. Il s’agit simplement de fournir un financement adéquat. C’est le rôle du gouvernement provincial.

Votre réponse quant aux demandes des francophones de sortir les programmes francophones de l’Université Laurentienne?

Je suis d’accord. L’été dernier, j’ai lu le livre sur l’histoire des francophones à Sudbury. J’ai appris beaucoup de choses. Une des choses que j’ai vues encore et encore, c’est que la communauté francophone a dû se battre continuellement pour apprendre en français. […] Je suis d’accord avec la création de l’Université de Sudbury, une université par, pour et avec les francophones — la communauté le mérite. La Laurentienne, dans son processus de la LACC, a montré qu’elle n’est pas engagée dans des programmes francophones. Mon rôle en tant que député est de faire écho à votre voix. Et c’est ce que je ferai.  

 

Les réponses de M. West ont été traduites de l’anglais et éditées par souci de concision.