le Mercredi 28 septembre 2022
le Lundi 30 mai 2022 2:56 Éducation

2e assemblée citoyenne de l’AEFO : après le quoi, le comment ?

  Photo : Shutterstock
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Ontario — Dans le cadre de la réflexion collective Entre nos mains : l’école franco-ontarienne de demain, deux semaines après la première rencontre avec divers intervenants du milieu, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) remettait ça le 11 mai.

Comme la première rencontre, la deuxième a donné lieu à d’intéressants échanges sur ce que la communauté franco-ontarienne souhaitait transmettre aux jeunes en plein apprentissage scolaire.

La trentaine de participants réunis virtuellement — un peu moins que la première fois, mais la réunion du 11 était en plein après-midi — ont eu l’occasion d’échanger notamment sur la mise en œuvre de l’école de demain au niveau du partage des rôles entre les différents acteurs, que ce soit les enseignants, les administrateurs et les cadres juridiques, règlementaires et financiers ainsi que les ressources humaines et les infrastructures.

Le comment

Toujours guidés par les consultants de la firme PGF, mandatée par l’AEFO pour mener à bien la réflexion collective, les participants ont été mis au courant qu’un récent sondage auprès de 1000 personnes a permis de montrer que le recrutement et la rétention du personnel étaient une priorité pour 55 % des répondants. 

De plus, si l’éducation en langue française est vue comme étant vivante, il faut faire attention au glissement entre enseigner en français et enseigner le français. Enfin, 70 % des personnes sondées ont également mentionné que la privatisation de l’école était une menace à l’égard du système public.

En petits groupes, les gens du milieu éducatif franco-ontarien se sont questionnés sur les changements à apporter entre les différents acteurs. Par exemple, faire en sorte qu’il y ait une plus grande collaboration entre les conseils scolaires et les divers partenaires; apprendre à développer ensemble des ressources pédagogiques au sein des conseils scolaires, qu’ils soient catholiques ou publics, car les ressources sont souvent prises du côté québécois, voire du côté anglophone.

La directrice de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), Mélina Leroux, a précisé que, parfois, le milieu éducatif ne prenait pas «assez en considération que le jeune a plusieurs facettes», que ce soit dans le monde du sport ou des arts, qu’il a aussi une réalité socioéconomique ou qu’il ou elle travaille également. Autrement dit, le jeune n’est pas seulement un élève.

D’autres alternatives en vue

Présente à cette deuxième rencontre, la présidente de l’AEFO, Anne Vinet-Roy, n’a pas manqué de viser le ministre ontarien de l’Éducation sortant, Stephen Lecce en mentionnant que les motivations politiques «ne vont pas nécessairement avec les besoins des enseignants et des élèves».

L’Ordre des enseignantes et enseignants de l’Ontario a aussi eu droit à certaines remarques lorsqu’il fut soulevé qu’au sein de l’Ordre, personne ne représente vraiment le système éducatif francophone.

Rémi Nolet, à la fois enseignant et président du conseil d’administration de l’Association des francophones de la région de York (AFRY), a constaté que les francophones souhaitent «préserver la langue, mais ne savent pas toujours pourquoi».

Les rencontres organisées par l’AEFO ont justement permis aux divers participants d’explorer, sans toutefois aller toujours au fond des choses, toutes ces questions essentielles à l’éducation en français en Ontario. À noter qu’un bilan des deux rencontres ainsi que de l’ensemble des consultations organisées par le syndicat francophone aura lieu d’ici la fin de 2022.