le Mercredi 29 juin 2022
le Vendredi 10 juin 2022 15:19 Santé

Mathilde Gravel Bazinet honorée pour ses contributions en santé et en francophonie

Mathilde Gravel Bazinet et Collin Bourgeois — Photo : Courtoisie
Mathilde Gravel Bazinet et Collin Bourgeois
Photo : Courtoisie
Nord de l’Ontario — Le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario (RMEFNO) souligne le travail et l’engagement bénévole d’une des fondatrices de la Maison Sérénité du Nipissing. Mathilde Gravel Bazinet a été reconnue pour son engagement dans la création de l’établissement et la désignation bilingue de cette institution de soins palliatifs.

Pendant tout près d’une décennie, Mme Gravel-Bazinet et son équipe ont travaillé pendant un nombre incalculable d’heures à la création du projet. Que ce soit de faire valoir les bienfaits de construire leur propre résidence plutôt que d’utiliser une aile de l’hôpital, d’obtenir des fonds opérationnels du gouvernement provincial ou de garantir l’offre de services en français, le dévouement de cette Franco-Ontarienne est assurément incontestable.

Mme Gravel Bazinet était visiblement émue par le geste.

«Disons que j’étais surprise, mais c’est avec une humilité puis aussi une grande fierté que j’ai accepté ce merveilleux prix de reconnaissance du Réseau», dit la récipiendaire.

«On travaille souvent sans penser à être reconnue. On a un objectif en tête et on est fixé sur ça. Mais quand on est reconnu par notre collectivité, ça fait toujours chaud au cœur», reconnait-elle.

L’importance du français

«Je ne suis pas la seule qui a combattu pour que notre Maison Sérénité soit acceptée comme société bilingue par le ministère de la Santé. J’ai eu beaucoup d’appui depuis 2011. Il y a plusieurs organismes francophones et des individus à l’intérieur de notre collectivité qui m’ont vraiment soutenu dans mes démarches.»

La préservation du français est une affaire de famille pour Mme Gravel Bazinet. Son grand-père, un Québécois de souche et Franco-Ontarien d’adoption, faisait partie de ceux et celles qui ont combattu le Règlement 17 pour que leurs enfants puissent avoir une éducation dans leur langue.

C’est pourquoi elle tenait à ce qu’il y ait une représentation francophone au sein du conseil d’administration de la Maison Sérénité.

«Nous avons le privilège d’avoir des personnes clés, telles que Collin Bourgeois et trois autres membres francophones à l’intérieur de notre conseil d’administration qui s’assurent que le français soit non seulement respecté à l’intérieur de notre Maison Sérénité, mais que nos patients et nos familles francophones puissent être desservis en français. Ça me rassure énormément», explique-t-elle.

«Mes grands-parents, Charles et Mathilde Carrière, sont venus du Québec en 1890 au nord de Cornwall en Ontario, à St Andrew’s. Ce sont eux et aussi ma mère qui me rappelaient durant ma tendre enfance comment c’était important de vraiment l’apprendre correctement et puis de valoriser notre langue française.»

Le RMEFNO a remis deux autres prix de reconnaissance à des organismes régionaux durant son assemblée générale annuelle du 31 mai. Ce sont le Bureau de santé Porcupine comme fournisseur de service et l’École de médecine du Nord de l’Ontario (ÉMNO) comme organisme communautaire pour ses efforts d’inclusion du français.

Les dirigeants tenaient également à reconnaitre les contributions d’une membre fondatrice du conseil d’administration, Angèle Brunelle. Elle a entre autres joué un rôle clé dans la création du RMEFNO et a assuré son bon déroulement au cours des 20 dernières années.

Deux nouveaux membres siègeront au sein du CA – Sonia T. Gravel de Kapuskasing et Chantal Doucet de Thunder Bay. Elles rejoignent Collin Bourgeois (réélu président), Isabelle Charbonneau (vice-présidence), Patrick Timony (secrétaire-trésorier), Dan Levesque, Vincent Lacroix, Nicole Dubuc-Charbonneau, Marc Boissonneault, Ann Parker et Paul Jalbert.