le Mercredi 29 juin 2022
le Mercredi 15 juin 2022 0:09 | mis à jour le 15 juin 2022 0:10 Arts et culture

Coincé avec sa famille

Critique — Le film québécois Arsenault & fils présente une dynamique familiale que l’on est plus habitué de voir dans les films de gangsters américains. Le paysage est cependant bien différent de celui de New York et les personnages un peu plus crédibles et proches de notre réalité.

Le garage de la famille Arsenault cache un secret : leurs activités de braconnage et de vente illégale de viande sauvage. Entre un fils préfèrerait mettre fin à ces activités et un autre fils qui est plus intéressés à commettre des vols, l’unité familiale ne tient qu’à un fil. L’arrivée d’une nouvelle animatrice radio, qui se lie d’amitié avec des membres de la famille, vient brouiller les cartes.

Le film a été filmé dans la région natale de l’auteur et réalisateur Rafaël Ouellet : le Témiscouata. Un coin du Québec à la frontière avec le Nouveau-Brunswick que l’on voit très peu souvent à l’écran. C’est une région boisée qui abrite quelques lacs et rivières, un paysage très semblable au Nord de l’Ontario. D’ailleurs, il y a une minuscule référence au Nord de l’Ontario; on vous laisse la surprise.

On a à faire à un suspens lourd. On apprend rapidement que cette famille n’est pas un havre de rectitude, mais l’évènement qui fait monter la tension d’un cran survient seulement au milieu du film. Il faut donc patienter jusque là pour comprendre où on veut nous emmener. Heureusement, le thème peu commun du film permet à l’auteur et réalisateur de surprendre. La confrontation finale se résout d’une façon logique, mais un peu inattendue.

La principale faiblesse d’Arsenault & Fils réside dans ses personnages et quelques-uns des acteurs. Difficile de s’attacher à une famille de criminel, surtout que le plus jeune fils est un véritable… sacripant, pour rester poli. Le grand frère, Adam, aurait la chance de gagner notre sympathie, mais le jeu très peu énergique de Guillaume Cyr ne le rend pas suffisamment aimable. 

Les jeunes comédiens sont entourés d’acteurs légendaires du Québec et voir les performances de Luc Picard, Julien Poulin et Micheline Lanctôt vaut le détour. Mais c’est Karine Vanasse, dans le rôle de l’animatrice radio, qui vole la vedette dans chaque scène où se trouve son personnage.

Arsenault et Fils sera présenté au Sudbury Indie Cinema Co-op les 17 et 21 juin seulement. Pour l’horaire exact, visitez https://www.sudburyindiecinema.com/.