le Samedi 20 août 2022
le Mercredi 13 juillet 2022 23:45 | mis à jour le 13 juillet 2022 23:46 Éducation

Les francophones du Nord confirment qu’ils veulent une université de langue française

Nord de l’Ontario — Un sondage réalisé en mai par Oraclepoll Research Limited indique que 82 % des francophones appuient l’arrivée d’une université de langue française autonome à Sudbury. Ce sondage a été commandité par la Coalition nord-ontarienne pour une université de langue française.

«Cet appui populaire envers la nouvelle Université de Sudbury est réconfortant», dit le porte-parole de la Coalition, Denis Constantineau, dans un communiqué. 

Le sondage confirme plusieurs données obtenues par de nombreuses études dans la dernière année : les francophones veulent une université par et pour eux dans le Moyen-Nord. De plus, une majorité (80 %) est fortement en faveur du transfert de tous les programmes de langue française de l’Université Laurentienne à l’Université de Sudbury. 

Les répondants disent qu’ils croient que l’université autonome serait viable et durable (74 %). 

En ce qui concerne l’économie du Nord, les répondants croient que l’installation de l’Université de Sudbury jouera un rôle économique important (74 %) ainsi qu’un rôle important dans le recrutement de jeunes francophones dans la région (81 %).

Il met également en évidence certaines préoccupations profondes au sujet de l’éducation universitaire francophone en Ontario. Environ deux tiers des répondants se sont dits préoccupés ou très préoccupés pour l’avenir des études en langue française. 

Lorsqu’il est question de l’Université Laurentienne, environ deux tiers des répondants croient que l’université bilingue aurait pu faire davantage pour préserver les programmes de langue française et les membres de la faculté. 

De plus, les intervenants ont dit qu’ils croient que la communauté francophone a été touchée de façon disproportionnée par les coupures (80 %) et que les gouvernements devraient prendre des mesures pour remplacer une partie ou la totalité des programmes francophone qui ont été éliminées (75 %). Certains ont même dit qu’ils sont plus susceptibles à voter pour un parti et son candidat aux prochaines élections provinciales qui appuient l’avènement de l’Université de Sudbury (61 %). 

Le sondage a été réalisé entre le 23 et 30 mai (avant les élections provinciales) par appel téléphonique auprès de 1000 résidents du Moyen-Nord. La représentation géographique incluait Sudbury (23 %), Nickel Belt (24 %), Timmins (12 %), Nipissing (21 %) et Timiskaming-Cochrane (20 %).