le Mercredi 28 septembre 2022
le Mercredi 10 août 2022 14:09 | mis à jour le 10 août 2022 14:11 Environnement

Célébrer la récolte estivale du «haskap»

  Photo : Shutterstock
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New Liskeard et St-Charles — Pour la toute première fois, le Verger du terroir, une entreprise familiale exploitant un terrain de camerises, a organisé le 6 aout à New Liskeard le festival du haskap. L’évènement avait pour but de faire connaitre davantage cette baie à la communauté locale, mais également une occasion de célébrer la fin de la récolte estivale de camerises, une récolte que les organisateurs qualifient d’extraordinaire cette année.

Ceux qui étaient présents au premier festival du haskap de New Liskeard ont testé et découvert de nouvelles recettes avec la camerise

Photo : Courtoisie

En partenariat avec un restaurant de la région, le Verger du terroir, représenté par Louise Philbin et son conjoint Yvan Chartrand, copropriétaire de l’entreprise, a révélé l’utilisation multiple du «haskap», mot d’origine japonaise traduit en français par «camerise». 

«Ceux qui étaient présents ont testé et découvert de nouvelles recettes avec la camerise. On a montré que ce fruit peut être utilisé dans la cuisson comme sucré et comme salé. Ce n’est pas seulement juste pour les desserts. Il peut servir d’accompagnement avec les viandes, les fromages, les produits laitiers. Il peut être utilisé aussi dans la préparation des sauces de barbecue, de marinades, de vinaigrette, etc. La camerise convient bien à différentes sortes de mets», fait remarquer Louise Philbin.

L’évènement mettait aussi en valeur l’entreprise locale, qui est unique dans la région. Louise Philbin explique que le festival a été une façon de célébrer la diversité de l’innovation dans le Nord de l’Ontario, où on ne voit pas fréquemment ce genre de projet agricole. «On était habitué aux céréales, à l’industrie laitière. On a voulu que les gens découvrent aussi ce fruit, le haskap, qui veut dire “bonne santé, longue vie”. Il est en effet un fruit qui a un taux élevé d’antioxydants. Il est quatre fois plus élevé en antioxydants que le bleuet sauvage», explique-t-elle.

Une saison de culture extraordinaire

L’entreprise familiale exploite un terrain de 25 acres sur lequel se trouvent 20 000 plants de camerises et 5000 de cerises griottes. Le champ a été aménagé avant que les camerises y soient plantées en 2018. Cette année, c’est la troisième fois qu’ils récoltent. 

La production de camerises augmente chaque année. «Les plants continuent à pousser au fur et à mesure que les années avancent. La quantité de fruits augmente de 7 à 10 ans. C’est un plant qui a une vie d’environ 40 ans. Comparée à l’année dernière, la récolte pour l’été 2022 a été extraordinaire. On a eu dix fois plus de fruits qu’on en avait récoltés l’année passée», se réjouit Mme Philbin.

La bonne partie de la récolte est écoulée vers des épiceries, une microbrasserie locale et une autre compagnie du coin qui voudrait fabriquer un gin. 

Les propriétaires du Verger du terroir ont, à un moment, fait face aux oiseaux qui pouvaient nettoyer le champ en quelques jours, mais pour le moment la question a été résolue. Ils ont installé de petites machines produisant des sons qui font peur à ces ravageurs de fruits.

La camerise peut être utilisée dans la préparations de mets très variés.

Photo : Courtoisie

Un verger du genre dans le Grand Sudbury

La belle vie est une ferme qui cultive aussi les camerises dans le Nord de l’Ontario, plus exactement à St-Charles. Elle est exploitée par Tara Hamilton et  son mari Denis Turcot. Initié en 2012 avec au tout début une centaine de plants de camerises, le projet qui compte maintenant 10 000 plants comprend une petite autocueillette, un petit jardin maraicher et une cuisine qui transforme les fruits et en produit entre autres des confitures et du jus. 

«Notre ferme est écologique. On n’a pas besoin de tourner le sol chaque année. Avec ce projet, nous avons voulu nourrir la communauté avec des fruits très nutritifs. On voulait donner aux gens quelque chose de bon pour la santé», explique Tara Hamilton.

Un fruit qui s’adapte au climat du nord

Mme Hamilton qui, avec son mari, ont attendu 7 ans avant d’avoir une assez bonne récolte de camerises, dit que ce fruit est rentable, surtout qu’il résiste aux froids du Nord ontarien pendant l’hiver. 

«C’est une plante vivace qui peut survivre au froid d’hiver. Les fleurs survivent jusqu’à -7oC. C’est vraiment une plante du nord. Ça vient de la forêt boréale et il est adapté aussi pour les pays comme la Russie, l’Europe de l’Est et le nord du Japon», dit-elle.