le Mercredi 28 septembre 2022
le Mercredi 10 août 2022 14:22 Francophonie

Que faut-il faire pour se renseigner en français sur sa communauté?

Le Centre culturel Louis-Hémon de Chapleau — Photo : Éric Boutilier
Le Centre culturel Louis-Hémon de Chapleau
Photo : Éric Boutilier
Chapleau, Cochrane et Dubreuilville — Les francophones du Nord de l’Ontario ne s’informent pas nécessairement de la même façon lorsqu’ils veulent apprendre ce qui se passe chez eux dans leur langue. Le paysage médiatique varie considérablement d’une communauté à l’autre. Ce n’est pas toujours d’une publication ou d’un diffuseur traditionnel que les gens obtiennent leurs nouvelles locales.

Dans le Grand Sudbury, Timmins et Hearst, les francophones reçoivent plus ou moins une couverture régulière de l’actualité et de plusieurs évènements pertinents dans des journaux comme Le Voyageur ou Le Nord, à la radio Le Loup FM, CINN-FM ou CKGN, ou bien sur les plateformes des diffuseurs publics comme Radio-Canada et TFO.

Lorsqu’on sort de ces bastions francophones, parfois c’est un journal ou une radio communautaire, comme La Tribune ou Le Vernerois de Nipissing Ouest — qui prend le relai. De temps en temps, un média de l’autre côté de la frontière au Québec rapporte certaines nouvelles de la région du Témiskaming ontarien.

Il y a néanmoins des endroits où les médias français sont quasi absents et où il faut faire preuve de créativité pour se renseigner dans sa langue.

Chapleau

Le Centre culturel Louis-Hémon a pris la relève pour faire en sorte que les francophones de Chapleau demeurent informés. L’organisme travaille déjà avec des regroupements locaux et a réussi à développer des partenariats avec des médias de la communauté et de l’extérieur. 

«Nous avons plusieurs organismes francophones qui travaillent ensemble à partager les annonces sur nos pages Facebook. Il y a aussi la distribution de feuillets aux francophones plus âgés et beaucoup de bouche à oreille», explique la coordonnatrice du Centre, Monique O’Hearn.

«Habituellement l’Union culturelle des Franco-Ontariennes, le club Maria Chapdelaine, le Centre culturel Louis-Hémon et FormationPLUS se rallient pour s’assurer d’aller chercher le plus de gens possible dans la communauté francophone», précise-t-elle.

«Le Chapleau Express est un journal local anglophone où nous avons notre page pour la francophonie une fois par mois. Le Centre culturel a aussi un partenariat avec la station de radio Le Loup FM, qui nous permet de diffuser la station à Chapleau.»

Ne manquez rien de ce que nous publions sur le site.

Le Voyageur offre une vue d’ensemble de la francophonie et de la vie dans le Nord-Est de l’Ontario.

Photo : Éric Boutilier

Cochrane

L’organisme Le Rayon Franco de Cochrane tente de susciter l’engagement de la population francophone avec sa publication numérique qui a récemment changé de nom : La Jazette. L’organisme parvient à rejoindre quelque 800 abonnés, mais aimerait attirer un plus grand nombre de personnes dans la communauté.

«Le Club Amical 50 Plus communique avec 66 % de ses membres par courriel ou par son site web et le Rayon Franco de Cochrane a son journal qui est publié mensuellement», révèle le porte-parole, Raymond Génier. 

«Il y a plusieurs organismes francophones qui opèrent à Cochrane, mais ils ne sont pas tous prêts à travailler avec le Rayon Franco. Autres qu’une poignée, les francos ne sont pas intéressés à la francophonie», constate-t-il.

«On veut entre autres augmenter la visibilité du Rayon Franco et le nombre d’abonnés au journal, convaincre la radio CKGN de Kapuskasing ou Le Loup FM de Timmins de s’étirer une patte à Cochrane et inciter l’école Nouveau Regard de s’impliquer davantage dans la communauté.»

Le moulin de Dubreuilville

Photo : Éric Boutilier

Dubreuilville

Dans le canton de Dubreuilville, il n’y a pas de médias traditionnels qui desservent cette collectivité à majorité francophone. La municipalité a dû développer ses propres canaux de communications pour offrir de l’information en français.

«Le canton fait un effort constant de communiquer l’information en utilisant le site web, la page Facebook et les moyens traditionnels qui sont par la poste et les tableaux d’affichage», indique la conseillère, Chantal Croft.

«Lorsqu’on parle des activités sociales et culturelles, la majorité des groupes affichent sur Facebook et des tableaux d’affichage. Nous avons aussi sur le site web du canton un calendrier communautaire, mais très peu de groupes l’utilisent pour afficher leurs évènements.»