le Mercredi 28 septembre 2022
le Vendredi 12 août 2022 16:01 | mis à jour le 12 août 2022 16:04 Arts et culture

Explorer les concepts sonores de Sudbury

  Photo : Courtoisie
Photo : Courtoisie
Grand Sudbury — Cecilia Rodriguez-Beaudoin, alias aurel, sera l’une de deux artistes en résidence artistique chez La Slague au cours de l’année. La musicienne trilingue profitera de sa résidence pour explorer les sons de Sudbury et cherchera à utiliser ses découvertes dans sa musique.

La musicienne a proposé à La Slague plus tôt cette année d’entamer un projet créatif qui lui permettrait d’enregistrer des sons urbains et naturels de la région pour les inclure dans sa musique. 

«J’avais proposé à la Slague de faire une création musicale avec des sons ambiants de Sudbury qui s’appelle Soundscapes Sudburois. Je veux prendre des sons de la ville et les utiliser de façon créative — pas juste dans l’arrière-plan. Par exemple, ça peut être utilisé comme élément de percussion ou du sampling», explique-t-elle. 

Elle mentionne que le projet sera divisé en deux pour représenter les sons d’été et d’hiver. Cela dit, la résidence artistique ne signifie pas exactement qu’un album sera produit.

Photo : Bennett Malcolmson

Le langage de l’inspiration

Ayant passé une partie de sa jeunesse au Mexique et s’étant éventuellement installée à Sault-Ste-Marie, Mme Rodriguez-Beaudouin s’intéresse à la musique depuis un jeune âge. 

«Mes premières langues étaient l’espagnol et le français, tandis que j’ai appris l’anglais à l’école. Quand j’ai commencé à composer de la musique vers 14 ans, j’ai remarqué que mes paroles sortaient dans n’importe quelle des trois langues», dit-elle. 

La musicienne a lancé son premier EP, Piano sessions en el Naufragio, le 9 décembre 2021; un album trilingue. «Les trois langues font vraiment partie de mon identité», souligne-t-elle. Puisqu’elle est aussi à l’aise dans toutes les langues, son processus créatif n’a pas de stratégie claire quand il vient à en choisir une. 

«Il y avait des idées qui sortaient dans une langue et certaines dans d’autres. Des fois je choisis une langue consciemment», dit-elle. Mme Rodriguez-Beaudouin précise qu’elle n’hésite pas parfois à inclure deux langues par chanson, si l’idée s’y prête.

Les sujets qu’elle aborde dans ses paroles se rapportent surtout à son vécu. «Par exemple, ça peut être une chanson qui s’inspire d’un livre que j’ai lu. J’en ai écrit une sur un livre de philosophie que j’ai lu avec mon père quand j’avais 11 ans», raconte-t-elle. 

Mme Rodriguez-Beaudouin dit que, bien que le projet n’ait pas de date limite exacte, le processus créatif est déjà commencé. 

Cecilia Rodriguez-Beaudoin

Photo : Courtoisie