le Mercredi 28 septembre 2022
le Lundi 15 août 2022 15:28 Économie et finances

Une ferme réellement familiale

Alain Jr et Sophie Plamondon — Photo : Courtoisie
Alain Jr et Sophie Plamondon
Photo : Courtoisie
Val Rita — Quand la pandémie a commencé, un ami leur a suggéré de se procurer des cailles. Ils en ont acheté six et, à la fin de l’été, ils avaient 160 oiseaux dans la cour. Aujourd’hui, ils en sont au troisième été de Doc’s Meat and Vegetables.

Le projet existait déjà — Sophie et Alain Jr Plamondon avaient acheté une maison à Val Rita, sur un lot qui permettrait au moins la vie en campagne. «Avec la pandémie, on avait le temps de se lancer là-dedans. On a commencé les jardins, les serres.»

Dès la deuxième année, le projet est devenu commercial. Cette année, à leur troisième année d’exploitation, ils ont près de 300 animaux : «6 cochons, 4 agneaux, 100 poules à viande, 50 canards, 50 dindes, une vingtaine d’oies et une quarantaine de poules à œufs», énumère Sophie Plamondon. «15 faisans, 6 cailles… 3 enfants et un chien», enchaine en riant Alain Plamondon.

Avec une jeune famille — l’ainé à 7 ans — et des emplois à plein temps, «ça remplit nos soirées», admettent-ils. Elle est superviseure des finances pour un organisme à but non lucratif et il travaille à plein temps, à contrat, à l’Université Laurentienne. 

Ils ont aussi dû apprendre rapidement la règlementation. «Ce n’est pas super compliqué. Mais au début, c’est beaucoup à apprendre», de s’assurer que tous les critères sont respectés pour la vente, soulève la jeune trentenaire. 

Les enfants y trouvent leur compte. Ils s’amusent dans la grande cour pendant que leurs parents veillent aux routines ou y participent, le cœur joyeux. C’est d’ailleurs un motivateur pour les parents. «C’est de voir les garçons avec les yeux illuminés, quand ils se promènent en tracteur pour faire toutes sortes de jobines, même sous la pluie, illustre la fermière. C’est la façon qu’ils parlent de leurs animaux.» 

Doc’s Meat and Vegetables, ce n’est pas une entreprise pour le simple plaisir des enfants, bien sûr. «On le fait pour avoir notre propre bouffe», ajoute Sophie Plamondon.

Attrait du local

«On n’a pas acheté de viande depuis le mois de septembre», confie Alain Jr Plamondon. 

Ils remplissent leurs congélateurs, mais aussi ceux de leurs proches et du voisinage. Par exemple, l’année passée, les 980 livres de viande de porc qui sont revenues de l’abattoir se sont envolées en 6 heures. 

Autour de lui, le couple observe un engouement pour l’élevage et la production. Les Plamondon ont aidé plusieurs pairs à se procurer des poules et des canards. Ce sont souvent des projets personnels. «Il y a beaucoup de jeunes familles qui commencent; ils veulent avoir une vingtaine de poules pour eux et ils vont en acheter 50 pour aider à couvrir les frais», a remarqué Alain Jr Plamondon. «Mais il y en a beaucoup qui les veulent pour eux. L’année dernière, une dame voulait un cochon pour faire la boucherie elle-même et avoir la viande», illustre Sophie.

Pour leur part, ils vendent directement au consommateur et ont une table au nouveau marché des fermiers de Val Rita. Selon les récoltes, ils iront peut-être au marché des fermiers de Kapuskasing aussi.

Alain Jr et Sophie Plamondon

Photo : Courtoisie