le Mercredi 28 septembre 2022
le Lundi 22 août 2022 12:02 Éducation

L’ombre d’un conflit de travail obscurcit l’année scolaire, mais pas la rentrée

  Photo : Courtisie
Photo : Courtisie
Ontario — Tout comme les vacances d’été, les contrats de travail des enseignants de l’Ontario et des autres travailleurs de l’éducation tirent à leur fin; ils expireront le 31 aout. Les négociations seront les plus tendues depuis des années. Les syndicats ont déclaré que la province doit soutenir davantage ses travailleurs.

Les travailleurs dans le secteur d’éducation ont été confrontés à des difficultés croissantes au cours de la pandémie. Le manque chronique de personnel, les salaires qui ne peuvent pas suivre l’inflation et l’intérêt de l’apprentissage en ligne du gouvernement font partie des priorités à résoudre par les syndicats.

À la recherche de salaires plus élevés

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus de 55 000 travailleurs de l’éducation, dont des éducateurs de la petite enfance, des travailleurs de l’administration scolaire, des chauffeurs d’autobus et des concierges, a demandé à la province des augmentations salariales annuelles de 11,7 %, faisant valoir que les salaires ont diminué au fil des ans en raison de l’inflation.

En réponse, le gouvernement Ford par la voix du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, propose d’accorder aux travailleurs de l’éducation représentés par le SCFP qui gagnent moins de 40 000 $ une augmentation annuelle de 2 %. Les travailleurs qui gagnent plus que cela obtiendrait 1,25 % sur une période de quatre ans. 

L’Ontario School Board Council of Unions (OBSCU), qui regroupe le SCFP des systèmes scolaires publics, catholiques, anglais et français, a réagi à la proposition de la province sur son site web. «Dans l’ensemble, nous sommes découragés par ce qui s’est passé. Les travailleurs d’éducation se battent pour éviter la pauvreté. La proposition de seulement 800 $ par année en moyenne face à la montée en flèche de l’inflation ne va pas payer la hausse des loyers, mettre de la nourriture sur la table ou résoudre les problèmes de personnel qui travaille dans nos écoles.» 

Le lundi 22 aout, la présidente du OBSCU, Laura Walton, a qualifié l’offre du gouvernement de baisse de salaire dans les conditions d’inflation actuelle. Les négociations avec le gouvernement n’ont presque pas progressé pendant l’été, dit-elle, et seulement quatre jours sont planifiés d’ici la fin septembre. 

Elle a aussi annoncé que le syndicat tiendra un vote de grève du 23 septembre au 2 octobre. Si les membres votent oui, une grève pourrait survenir aussi tôt qu’en octobre.

Les enseignants ne feront pas grève… pour l’instant

Se déclarant déterminé à ramener les enfants à l’école en septembre, Stephen Lecce a déclaré dans un communiqué que le gouvernement était «déterminé à conclure un accord équitable avec tous les syndicats de l’éducation». 

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford a été cité en disant que les enseignants devront recevoir une hausse salariale supérieure à 1 %. 

La présidente de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), Karen Brown, a signalé à ses membres et aux médias lors de l’assemblée annuelle du 15 aout que le syndicat fera pression «vigoureusement» pour obtenir des investissements supplémentaires. 

Une bonne nouvelle pour l’instant, la présidente de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) a signalé aux médias le 18 aout que ses membres retourneront en salle de classe le 7 septembre. 

L’es syndicats rappellent que la plupart des enseignants consacrent bénévolement du temps aux activités parascolaires, sans être rémunérés équitablement.

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la présidente de l’AEFO, Anne Vinet-Roy

Photo : ARchives

La présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy souligne dans un affichage sur la page Facebook officielle de la présidence que, «quand le ministre de l’Éducation insiste sur l’importance d’une offre de programmes complète et sur les activités parascolaires, il semble oublier que les activités parascolaires ont toujours été facultatives et volontaires pour les travailleuses et les travailleurs en éducation».

La province lance son «plan pour le rattrapage» 

La province de l’Ontario a lancé son «Plan pour le rattrapage» pour l’année scolaire 2022-2023. Selon le communiqué envoyé le 25 juillet, le plan souligne cinq objectifs que la province veut prioriser : 

  1. Faire en sorte que les enfants retournent en salle de classe en septembre, sans retard, et bénéficient d’une expérience scolaire complète, incluant des activités parascolaires comme des clubs, des orchestres et des sorties éducatives;
  2. Offrir de nouveaux soutiens au tutorat pour combler les lacunes en matière d’apprentissage;
  3. Préparer les élèves à exercer les emplois de demain;
  4. Augmenter le financement pour construire des écoles et améliorer l’éducation;
  5. Aider les élèves à améliorer leur santé mentale grâce à des financements sans précédent.