le Mercredi 28 septembre 2022
le Vendredi 26 août 2022 15:14 | mis à jour le 26 août 2022 15:27 Insolite

Carole Boileau n’a pas été découragée par le vol de ses fleurs

Les fleurs plantées par Carole Boileau après le vol des premières. — Photo : Julien Cayouette
Les fleurs plantées par Carole Boileau après le vol des premières.
Photo : Julien Cayouette
Azilda — Dans le cadre des préparatifs de la fête du Canada, Carole Boileau, une des bénévoles du Réseau d’action communautaire d’Azilda, avait planté des fleurs dans les jardinières des abribus de la rue Notre-Dame à Azilda. Le lendemain, les fleurs semblaient avoir été volées. Bien que bouleversée au moment des faits, Mme Boileau ne s’est pas découragée pour autant. Elle continuera de faire rayonner sa ville natale.

C’est son habitude, Carole Boileau plante des fleurs au printemps. Fin juin cette année, tout était prêt. Elle prit les jardinières de fleurs et alla les déposer à cinq abribus d’Azilda. Le lendemain, très tôt le matin, en rentrant de son travail de nuit, elle a été surprise de remarquer que les fleurs avaient disparu dans quatre des cinq abribus. 

«Je me suis arrêtée pour voir si elles avaient été mises de côté, ou si elles se trouvaient dans un fossé. Je ne les trouvais pas. Elles avaient été enlevées pour aller être transplantées ailleurs», confie-t-elle.

La terre et tout ce qu’il y avait dedans, poursuit-elle, avaient été pris. Elle était du moins contente qu’une jardinière eût survécu. Le jour suivant, à son passage, celle-ci avait, à son tour, été volée. «Ce qui est bizarre, dit Carole Boileau, c’est qu’au cours de cette semaine, il y avait partout à Azilda des vols de fleurs», raconte-t-elle.

La fête du Canada approchait. Il fallait faire quelque chose pour s’y préparer. Mme Boileau informa son comité du Réseau d’action communautaire (RAC) d’Azilda de ce qui s’était passé. Elle prit quelques restes de plantes de la serre et replanta les jardinières.

Dévouement de près de 20 ans à la communauté

Carole Boileau fait partie d’un groupe de 20 bénévoles qui appuient les actions du RAC d’Azilda. Ils s’efforcent de renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté par le biais d’initiatives d’amélioration locales. Les membres sont un point de mire pour la communauté civique d’Azilda et ils tirent parti de leur sentiment de fierté communautaire. 

Leurs actions ont parfois bénéficié de l’assistance de la Ville du Grand Sudbury à travers le Health Community Initiative Fund. «J’ai demandé à l’époque à la conseillère Evelyn Dutrisac si on pouvait embellir différents lieux de notre ville. Elle a accepté de financer. Mon mari et moi sommes allés acheter des pots», explique Carole Boileau.

Les fleurs plantées par Carole Boileau après le vol des premières. 

Photo : Julien Cayouette

Par la suite, les bénévoles dévoués du RAC ont pris la responsabilité de projets tout autour d’Azilda, y compris le parc de planche à roulettes, le terrain de volleyball de plage, l’embellissement du parc local, l’aire de jeux Gauthier ainsi que l’entretien des sentiers qui jalonnent la région. Ils organisent des évènements et soutiennent d’autres groupes communautaires de la région avec leurs projets et leurs collectes de fonds.

Azilda lui tient à cœur

Carole Boileau fait une grande partie du travail de jardinage dans les jardinières autour d’Azilda depuis longtemps. Elle stocke également d’énormes décorations en forme de sapin de Noël dans son garage, en attendant de les poser à Noël lorsqu’elles sont placées dans la ville. 

C’est à Azilda qu’elle est née et elle dit qu’elle est restée avec le RAC si longtemps parce qu’elle aime redonner à sa ville natale et qu’elle aime voir le quartier changer. Les nouvelles générations font leur propre empreinte sur la communauté et elle aime en faire partie. 

Elle n’a pas de rancune envers ceux qui ont volé les fleurs qu’elle avait plantées en juin. «Ils les ont enlevées avec l’intention de les transplanter dans un autre jardin. Ça a embelli ailleurs. Et peut-être, ils les ont volés parce qu’ils pensaient que ça appartenait à la ville», se dit-elle.