le Mercredi 28 septembre 2022
le Mercredi 14 septembre 2022 15:17 | mis à jour le 14 septembre 2022 15:18 Arts et culture

Documenter la transformation d’un village francophone

La réception qui a suivi la projection du documentaire à Val Gagné. — Photo : Courtoisie
La réception qui a suivi la projection du documentaire à Val Gagné.
Photo : Courtoisie
Val Gagné — La réalisatrice et scénariste québécoise, Aucéane Roux, était de passage à Val Gagné le dimanche 4 septembre pour présenter son tout premier court métrage documentaire portant sur les origines et l’évolution de cette collectivité du Nord de l’Ontario. Le film «Le vent du sud» a été projeté dans la salle communautaire de l’église de l’Immaculée-Conception.

L’œuvre cinématographique de Mme Roux examine l’histoire de Val Gagné et sa transformation depuis le début du XXe siècle. L’agriculture, le déclin démographique et la venue de nouveaux arrivants sont les principaux thèmes abordés dans le film.

«Dans le fond, Le vent du sud raconte l’histoire du village de Val Gagné. C’est un village qui vivait de l’exode rural, comme la majorité de villages dans ce coin-là», explique la cinéaste et étudiante à l’Université du Québec à Montréal.

«Récemment, c’est une communauté de mennonites qui sont arrivés et qui ont tranquillement acheté des terres. Ça fait revivre le village, mais d’une autre communauté». Le film «raconte surtout l’histoire de deux communautés qui se rencontrent à travers un village. C’est l’agriculture qui est leur point commun».

Le collaborateur du documentaire, Guilles Boucher, avec la réalisatrice et scénariste, Aucéane Roux.

Photo : Courtoisie

Des retrouvailles 

Le tournage d’un film dans son village ancestral a été en quelque sorte une occasion de renouer ses liens avec la communauté. Mme Roux, qui a grandi à St-Benoît au nord-ouest de Montréal, a plusieurs beaux souvenirs d’enfance lorsqu’elle visitait ses grands-parents à Val Gagné.

«Val Gagné c’est le village d’origine de mes grands-parents. C’est sûr que c’est un lieu qui est important pour moi», explique-t-elle. Elle a décidé de faire connaitre l’histoire de son deuxième foyer pour bien terminer ses études postsecondaires.

«Plus récemment, mon grand-père avait commencé à recevoir des offres pour ses terres. On a su qu’il y avait quelque chose qui se passait. Après ça, j’ai décidé d’aller voir par moi-même ce qu’il y avait.»

«Quand j’ai réalisé [que] c’est une communauté mennonite qui venait s’installer là-bas, c’est surtout la relation entre les deux communautés qui se rencontraient. J’ai trouvé ça quand même rafraichissant que ça ne se faisait pas dans la haine, mais plutôt dans la curiosité. J’ai décidé de faire un film là-dessus.»

Le vent du sud sera bientôt disponible sur la plateforme Unis TV.