le Mercredi 28 septembre 2022
le Dimanche 18 septembre 2022 20:22 Arts et culture

Mini-critique cinéma : La Switch

Lorsque l’on sait que le film «La Switch» a été tourné dans le Nord de l’Ontario, on peut en reconnaitre les paysages. On voit le nom «Levack» sur une affiche dès le début, on mentionne le Témiskaming, les personnages parlent un français parfois très régional. Pour le public d’ici, ça peut permettre d’ancrer encore plus le récit dans la réalité.

On y retrouve le caporal Marc Leblanc, de retour d’une guerre à l’étranger et sorti de l’armée. Il retourne sur la ferme de son père dont la santé vacille. Passer à autre chose sera peut-être plus difficile qu’il ne le pensait.

Le film aborde clairement le stress posttraumatique des soldats qui sont revenus d’Afghanistan. Mais il le fait de façon subtile. Il n’y a pas de thérapie avec un psy, pas de grande révélation… Marc Leblanc est enfermé dans sa tête et dans une relation presque silencieuse avec son père. 

On a l’impression au début que le film explore la question de façon superficielle, tellement peu de détails sont fournis au public. Ce qu’ils parviennent plutôt à accomplir, c’est de nous entrainer de sa solitude et dans sa confusion entre ce qui est vrai et ce qui se passe dans sa tête. 

Le film compte sur quelques acteurs et actrices du Québec pour créer sa notoriété, mais on y retrouve plusieurs Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes aussi. Reste à déterminer s’ils sont parvenus à reproduire la façon de parler de la région de Timmins qu’ils visaient surtout. Sauf que si vous avez déjà vu Sophie Desmarais dans un autre film ou série, accepter son accent franco-ontarien devient plus difficile. 

NDLR : La radio Le Loup FM commanditait la présentation de La switch à Cinéfest.