le Mercredi 28 septembre 2022
le Lundi 19 septembre 2022 13:04 Société

Les défis modernes du SPGS

Les bureaux du Service de polices de Sudbury près au Tom Davies Square. — Photo : Archives
Les bureaux du Service de polices de Sudbury près au Tom Davies Square.
Photo : Archives
Grand Sudbury — Selon une recherche faite par Sudbury.com, le Service de Police du Grand Sudbury (SPGS) est, en moyenne, légèrement en retard sur la vitesse visée pour répondre aux appels. Certains membres de la communauté ont critiqué le service, l’accusant d’être «invisible» dans les «communautés périphériques» du Grand Sudbury. Est-ce que la SPGS a de la difficulté à gérer la demande?

Par exemple, les situations de priorité 1, qui impliquent de la violence, devraient être traitées dans les quatre minutes, alors qu’un rapport d’audit a souligné qu’il fallait en moyenne 5,9 minutes à la police pour répondre à ces appels.

Le SPGS doit couvrir environ 3600 km2 avec 264  policiers et 105 civils. Les agents en uniforme doivent répondre à environ 200 appels par jour. Ils n’ont donc pas le choix de suivre un code de priorités pour répondre à ces appels en raison de ressources limitées.

Un problème de personnel?

Faut-il regarder du côté d’une pénurie de personnel pour expliquer la situation? «Chaque jour, il peut nous manquer entre 6 et 10 % de notre personnel, soit entre 18 et 28 policiers», dit la directrice des communications du SPGS, Kaitlyn Dunn. 

Les problèmes de dotation peuvent survenir pour diverses raisons, notamment les congés de maladie, les congés parentaux, les formations obligatoires et la santé mentale.

Cependant, le processus de recrutement est encore assez stable. Si le SPGS essaie de recruter autant que possible pour combler le manque de personnel, la formation complète d’un officier est toujours un processus long, qui dure environ un an.

Cependant, le processus de recrutement est encore assez stable. Si le SPGS essaie de recruter autant que possible pour combler le manque de personnel, la formation complète d’un officier est toujours un processus long, qui dure environ un an.

Il faudra donc un certain temps avant que les problèmes soient plus faciles à gérer. «Nous ne demandons pas de fonds supplémentaires pour de nouveaux agents de police pour le moment», dit Mme Dunn. 

Des nouveaux défis

Le SPGS observe certaines tendances importantes qui ont une influence sur ses activités. Les appels de détresse liés à la santé mentale ont augmenté de 180 % entre la période de janvier à juin 2021 et la même période en 2022.

Alors que les crimes non violents, y compris les crimes contre la propriété et la fraude, ont diminué, les crimes violents ont augmenté de 13,05 %. Cette augmentation est principalement due à une hausse importante du nombre d’agressions sexuelles (27 %) signalées à la police et à une augmentation du nombre d’homicides et de tentatives de meurtre. 

Répondre à la communauté

Le chef de police, Paul Pedersen, a publié une déclaration sur la page Facebook du SPGS le 30 aout répondant aux accusations d’invisibilité dans certaines communautés. 

«Suggérer que ce service de police est invisible revient à discréditer le travail acharné que nos membres accomplissent jour après jour en donnant le meilleur d’eux-mêmes à chaque service. C’est également une vision très myope des exigences d’un service de police moderne qui doit faire face à une crise de personnel tout en faisant de son mieux pour maintenir la prestation de services en se concentrant sur les besoins les plus importants de la communauté dans un contexte de contraintes financières.»