le Mercredi 30 novembre 2022
le Vendredi 23 septembre 2022 19:50 Arts et culture

Un balado qui crée des liens

Grand Sudbury — Le Salon du livre du Grand Sudbury vient de lancer le 4e épisode de la série balado Mine de rien. Comme pour les trois précédents, ce nouvel épisode cadre dans la philosophie du projet Mine de rien : être un pont entre les artistes littéraires et les citoyens lecteurs. Mais aussi faire rayonner la ville de Sudbury dans le milieu littéraire, aux gens d’ailleurs et au public local.

Le 4e épisode est un peu spécial. Le public y livre ses impressions sur les autrices et auteurs dont ils ont pu suivre les exposés de leurs œuvres littéraires lors de la 10e édition du Salon du livre tenue en mai dernier. 

«On avait plein d’auteurs en ville, pour le Salon. On en a profité pour enregistrer des cartes postales de plusieurs de ces auteurs et les créateurs, Antoine Côté-Legault (directeur artistique du projet Mine de rien) et Michel Laforge sont allés vers le public pour recueillir ses impressions après l’écoute de ces cartes postales des auteurs», explique la directrice générale du Salon du livre du Grand Sudbury, Geneviève LeBlanc.

La série balado Mine de rien a débuté l’année dernière, en pleine pandémie. «On voulait offrir à notre public une programmation numérique. Par le passé, le Salon du livre exécutait ses activités en présentiel. Avec la pandémie, il y a eu développement de nouveaux outils. Les Salons ont dû se réinventer pour présenter du contenu numérique à leurs publics, pour garder le lien avec eux», explique Mme LeBlanc.

Échange entre un auteur et un citoyen

Dans l’ensemble, avec ce balado, on explore l’œuvre d’un invité littéraire. Celui-ci lit un extrait pendant l’émission et un citoyen va d’abord lire cette œuvre en amont avant de poser des questions. Ainsi, dans le premier épisode, Blaise Ndala, un auteur canadien d’origine congolaise, échange avec Priscilla Mbemba du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury sur le roman Dans le ventre du Congo, le plus récent de Blaise Ndala.

Le second épisode met en vedette l’artiste de théâtre Clémence Roy-Darisse et Chloé LaDuchesse, autrice et ancienne poète officielle du Grand Sudbury. L’épisode tire sa source de son recueil Exosquelette.

Quant à la troisième correspondance, elle mène à la rencontre de la romancière, née en Géorgie, installée à Toronto, Lamara Papitashvili. Elle nous mène aussi à la rencontre de l’historien et chercheur originaire de la Moldavie, Iurie Stamati, qui a demeuré quelques années à Sudbury. 

«Chaque épisode apporte une saveur différente, mais c’est tout aussi intéressant», fait remarquer Geneviève LeBlanc.

Avantages du balado

«Pour ceux qui sont amateurs du balado, tout ce qui est littéraire, la parole, se traduit tellement bien dans le médium de balado. On a un environnement sonore artistique qui a été créé juste pour cette série», souligne la directrice générale du Salon du livre. 

Elle voit beaucoup d’avantages dans les balados. On peut l’écouter en voiture, en lavant la vaisselle, en faisant du jardinage. «C’est riche en contenu, ça permet de se plonger dans des univers littéraires forcément consacrés à une heure de lecture derrière un roman. Ça s’insère bien dans une journée», conclut-elle.