le Lundi 5 Décembre 2022
le Mercredi 2 novembre 2022 23:15 | mis à jour le 2 novembre 2022 23:17 Politique

Présence accrue des femmes aux tables des conseils municipaux

  Photo : Shutterstock
Photo : Shutterstock
Nord ontarien — Les femmes seront plus nombreuses à siéger aux conseils municipaux des neuf grandes villes du Nord de l’Ontario. Le nombre de candidates élues ou acclamées a augmenté de près de 9 %, passant de 18 en 2018 à 26 en 2022. Dans certaines communautés, ce sera une mairesse qui va présider les rencontres du conseil municipal.

Amanda Kingsley Malo

Photo : Archives

La fondatrice de l’organisme PoliticsNOW, Amanda Kingsley Malo, estime que c’est un pas dans la bonne direction en ce qui concerne une plus grande diversité des voix et perspectives en politique municipale.

«Nous croyons que nos collectivités sont plus équitables lorsque les représentants élus ressemblent davantage à la population de leur municipalité», reconnait Mme Kingsley Malo.

«Les femmes représentent la moitié de la population et méritent d’être représentées de manière précise au sein de leurs conseils municipaux. Bien que nous sachions que les femmes ne constituent pas un monolithe, les conseillères municipales restent parmi les plus importantes défenseuses des lois et des programmes qui soutiennent des programmes et des politiques», tels que la garde d’enfants, les soins de santé et les changements climatiques.

Ces enjeux touchent les femmes de manière disproportionnée. Des études ont démontré que la présence des femmes à divers échelons décisionnels conduit à une meilleure égalité entre les sexes et à de meilleures conditions sociales, économiques et politiques pour tous, conclut Mme Kingsley Malo.

Carol Hughes

Photo : Archives

Un changement des points de vue

La présence des femmes en politique ne suscite vraisemblablement plus les discussions du passé entourant le rôle qu’elles jouent dans la démocratie canadienne. De nombreuses pionnières ont fait valoir les contributions des femmes à la table des élus où elles aident à assurer le bon fonctionnement de la société.

«Je crois que les femmes sont plus nombreuses à se présenter au conseil municipal parce qu’elles voient la nécessité de faire entendre leur voix dans leur communauté locale et qu’elles sont élues parce que les barrières entre les sexes tombent», constate la députée fédérale d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes.

«À mon avis, c’est en partie grâce au travail des femmes qui les ont précédées, qui ont défendu des enjeux importants pour les femmes et qui ont prouvé qu’elles pouvaient être des titulaires de fonctions publiques efficaces», poursuit-elle.

Les idées et l’énergie d’une personne ont maintenant plus d’importance que son identité sexuelle, croit Mme Hughes. «Je crois aussi qu’une grande partie du travail de plaidoyer effectué par les organisations politiques pour inciter davantage de femmes à se présenter commence à porter ses fruits.»

Ne manquez rien de ce que nous publions sur le site.

Le Voyageur offre une vue d’ensemble de la francophonie et de la vie dans le Nord-Est de l’Ontario.

France Gélinas

Photo : Archives

Encore du travail à faire pour la parité

La députée provinciale de Nickel Belt, France Gélinas, croit qu’il faut continuer à en faire plus pour arriver à un équilibre entre les deux sexes.

Au cours de ses 15 années à Queen’s Park, la politicienne sudburoise a remarqué des différences frappantes entre les discussions et les décisions prises par les partis politiques qui ont différents niveaux de représentativité  des femmes. «À la table de décision, tu peux te garantir que c’est toujours différent lorsque tu as plus de femmes présentes», prétend Mme Gélinas.

«[Le 27 octobre] dans la chambre, on était moitié-moitié homme et femme du côté des néodémocrates. Du côté du parti conservateur, c’était tous des hommes sauf une femme. Pas tous les hommes sont agressifs, mais le niveau d’agressivité, le ton qui est utilisé et les mots qui sont utilisés sont différents lorsque tu as 50  % d’hommes et femmes versus ce qui se passe la plupart du temps», note-t-elle. 

L’analyse peut tout aussi bien s’appliquer au niveau municipal dit-elle. Les échanges seront faits autrement et les sujets traités seront différents. «On a besoin que les femmes soient entendues et ça ne se passera pas aussi bien qu’on pourrait le faire tant qu’on n’aura pas 50-50. On est encore très loin de là.»

Taux de femmes élus aux conseils municipaux
District d’Algoma 2018 2022
Blind River 50 % 67 %
Dubreuilville 60 % 80 %
Elliot Lake 14 % 0 %
Hornepayne 40 % 40 %
Sault-Ste-Marie 27 % 27 %
Wawa 20 % 40 %
District de Cochrane
Black River-Matheson 43 % 43 %
Cochrane 0 % 43 %
Fauquier-Strickland 40 % 40 %
Hearst 14 % 14 %
Iroquois Falls 14 % 0 %
Kapuskasing 14 % 29 %
Mattice-Val Côté 20 % 20 %
Moonbeam 40 % 60 %
Opasatika 20 % 20 %
Smooth Rock Falls 20 % 60 %
Timmins 33 % 22 %
Val Rita-Harty 60 % 60 %
Grand Sudbury
Grand Sudbury 15 % 31 %
Nipissing
Bonfield 40 % 20 %
East Ferris 40 % 40 %
Mattawa 14 % 29 %
Nipissing Ouest 22 % 33 %
North Bay 18 % 45 %
Parry Sound 2018 2022
Callander 40 % 40 %
Parry Sound 29 % 14 %
Sudbury
Chapleau 40 % 40 %
Espanola 57 % 29 %
Markstay-Warren 20 % 20 %
Rivière des Français 29 % 29 %
Spanish 100 % 60 %
St-Charles 40 % 40 %
Thunder Bay
Greenstone 44 % 44 %
Manitouwadge 20 % 20 %
Marathon 20 % 0 %
Temiskaming
Armstrong 20 % 40 %
Kirkland Lake 14 % 43 %
McGarry 60 % 60 %
Temiskaming Shores 14 % 29 %