le Mercredi 30 novembre 2022
le Jeudi 17 novembre 2022 14:42 | mis à jour le 17 novembre 2022 14:44 Francophonie

Camp jeunesse en marche : une consultation populaire en janvier

  Photos : Courtoisie
Photos : Courtoisie
Temiskaming Shores — Les actionnaires (membres fondateurs) du Camp jeunesse en marche ont décidé de parler à toute la communauté de langue française du sud de Témiskaming pour déterminer ce qu’elle veut faire avec la propriété : la vendre ou la relancer. Cette décision a été prise lors de la réunion du 2 novembre sur l’avenir du camp.

Au terme des discussions, les participants se sont entendus sur l’importance de prendre le pouls de toute la communauté francophone de la région. La consultation aurait lieu vers la fin de janvier 2023 et serait dirigée par un animateur chevronné. Ce serait des états généraux pour définir le projet  d’avenir du Camp jeunesse en marche. 

Les domaines municipal, de l’éducation, de la santé, des affaires et d’autres seront invités. En somme, tout le leadeurship francophone régional. De plus, toutes les personnes qui ont vécu l’expérience du Camp jeunesse en marche : enfants, parents, moniteurs, cuisinières prendraient part aux discussions. 

«La consultation devrait être inclusive et comprendre aussi les jeunes et les autochtones», ajoute Yvon Toupin, de la paroisse Sacré-Cœur de New Liskeard.

À lire : Le Camp jeunesse du Témiskaming à la croisée des chemins

Besoin de se parler

À l’origine, il avait été convenu que le représentant de chaque membre fondateur irait consulter son groupe sur l’avenir du Camp et, à une rencontre prévue le 9 novembre, il y aurait une mise en commun des délibérations de chaque membre fondateur. 

Cependant, des représentants de membres fondateurs ne se sentaient pas à l’aise de discuter avec leur groupe de la vente du Camp ou de sa relance après les deux ans de pandémie. 

«On s’est rendu compte qu’on n’avait pas eu l’occasion de se parler entre nous avant d’aborder la question du Camp avec les membres fondateurs», explique Gérard Vachon du club Richelieu. 

Pour cette raison, la réunion a été devancée au 2 novembre.

Tour de table

Au cours de la rencontre, il fallait d’abord déterminer s’il valait la peine de continuer à penser à l’avenir du Camp. Chaque représentant des membres fondateurs s’est exprimé sur les prochaines étapes. 

Le constat était sans équivoque : «Je veux que le Camp continue. J’y suis allé quand j’étais jeune et mes enfants aussi sont allés», dit Donald St-George. 

Patrick Rivard renchérit : «Il est absolument nécessaire de garder le Camp jeunesse en marche. Mes enfants y sont allés. C’est un endroit idéal pour les jeunes. L’immeuble a besoin d’être rénové et je suis prêt à m’impliquer.»  

«Une forte majorité veut continuer à se pencher sur l’avenir du Camp», rapporte Gérard Vachon.

Au cours des délibérations, ils ont exprimé leur gratitude pour le travail du comité exécutif qui s’est occupé de la gestion et l’entretien du Camp pendant tant d’années. Certains ont même modifié des dates de vacances familiales pour assurer la bonne marche du camp durant un été.

Cette rencontre a aussi été l’occasion de revoir et d’approfondir les recommandations du rapport du groupe d’étude composé de Charlotte Lavictoire, Pauline Boucher et Robert Éthier. Ce rapport, avec ses recommandations, observations et propositions de démarches, est le fruit de recherches effectuées pendant une année entière. 

Donc, la décision a été prise de tenir une vaste consultation vers la fin de janvier.

Consultation de la communauté francophone

«Présentement, on ne sait pas la réponse des francophones. Je veux l’entendre de la communauté élargie», dit M. Vachon. 

La consultation aura aussi comme objectif de mousser le sens d’appartenance à un projet qui a été une source de fierté au cours de ses 40 ans d’existence; de faire revivre cette fierté et de stimuler la motivation des francophones autour d’une institution communautaire qui leur appartient. 

«Nous, on a confiance en la réponse de la communauté francophone. Il y a déjà de l’enthousiasme pour le projet», affirme M. Vachon.