le Mercredi 8 février 2023
le Lundi 5 Décembre 2022 12:21 Société

Bénévole depuis plus de 30 ans dans les écoles

Lise Miller, bénévole à l'École St-Pierre — Photo : Courtoisie
Lise Miller, bénévole à l'École St-Pierre
Photo : Courtoisie
Le 5 décembre est la Journée internationale des bénévoles. Nous avons déniché Lise Miller, qui fait du bénévolat dans les écoles depuis 1991.

Grand Sudbury — Âgée de 63 ans, Lise Miller fait du bénévolat dans les écoles depuis 1991. Sa disponibilité pour aider les élèves et les enseignants a créé un lien entre elle et le monde scolaire dont elle est fière. Elle invite d’autres personnes à découvrir ce sentiment d’aider les autres sans attendre de rémunération.

La fille de Mme Miller est née en 1987 et a commencé l’école à l’âge de quatre ans, en 1991. «C’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire du bénévolat avec son enseignante. Je faisais du laminage pour elle. C’est comme ça que j’ai commencé. C’était à la vieille école Saint-Jean, à Sudbury. Par après, cette école a fermé. C’était à peu près à un kilomètre et demi de l’École Saint-Pierre où je suis maintenant», précise-t-elle.

C’est l’exemple de sa mère qui l’a inspiré. «Ma mère, qui a 92 ans aujourd’hui, a été bénévole pendant 40 ans dans un établissement pour personnes âgées. Elle s’y rendait tous les mercredis pour aller faire le bingo. Elle allait au Manoir des Pionniers pour le bénévolat. Elle n’a jamais fait un emploi rémunéré. Elle a toujours été bénévole. C’est d’elle que j’ai compris qu’il fallait faire du bénévolat. Elle nous a toujours dit d’aider les autres», raconte Lise Miller.

Dans les années 1992, ses deux enfants étaient à l’école. Elle n’était pas très occupée en dehors de la maison et elle a commencé à faire la garde-diner à l’école bénévolement. «C’était juste une heure par jour. J’avais du temps pour ça», dit-elle.

Lise Miller a fait du bénévolat dans les écoles de Sudbury depuis 31 ans

Photo : Courtoisie

Pourquoi le bénévolat dans une école? 

«C’était proche de chez moi. Je marchais pour y aller. Puis j’aimais être avec les enfants. C’était aussi quelque chose de social avec les enseignantes dans ce temps-là. Il y en a des travaux de bénévolat avec lesquels on est impliqué avec beaucoup de personnes autour de toi. Moi, j’aimais être à l’école. Juste cachée dans ma petite chambre (rires), quand on avait besoin de moi, on me trouvait là», raconte Mme Miller.

En plus du bénévolat à l’école, elle a fait les ventes de pâtisseries avec une de ses amies. Aussi des sandwichs au fromage fondu. «On faisait ça une fois par semaine, nous distribuions aussi la pizza. Je suis longtemps restée à l’école Saint-Jean. Après sa fermeture, j’ai déménagé pour poursuivre mon bénévolat à l’École Saint-Pierre, qui était aussi proche pour moi. Et c’est cette école que mes enfants fréquentaient», dit-elle.

Présente régulièrement à l’école

Lise Miller n’oubliera jamais un projet qu’elle a fait pour une enseignante de l’École Saint-Pierre. «Pendant cinq, six années, je coupais des cartes, je photocopiais les cartes, je les laminais. C’était un gros projet, à peu près dix à douze heures. Je ne restais pas à l’école pour dix à douze heures d’affilée. Mais j’allais, je faisais une heure ici, une heure là. Pour la vente de pâtisseries, c’était une fois par mois. On était là tôt le matin parce que les parents apportaient les pâtisseries tôt, c’est nous qui organisions ça. Ce n’était pas un temps régulier, c’était au besoin. J’étais là également pour la pizza pour au moins une ou deux fois par semaine.»

Un lien avec les enfants

«D’abord comme bénévole et par après comme employée régulière, les enfants, pour lesquels je faisais la garde de diner, je les ai vus commencer la maternelle, je les ai vu grandir et graduer à la même école. Ça a créé un lien entre eux et moi. Mon bénévolat a été bénéfique. J’ai connu les enfants, le personnel; puis moi, ça me sortait de la maison. C’était pour moi quelque chose de très social», se réjouit Lise Miller.

Elle compte reprendre le bénévolat qu’elle dû arrêter à cause de la covid-19.

Les bienfaits du bénévolat

Le bénévolat, pour elle, c’est tout d’abord une affaire sociale, mais également une occasion de sortir. «Mon mari a travaillé en dehors de la ville pendant 30 ans. Je prenais soin de la maison, des enfants.  Je ne pouvais pas avoir un emploi à temps plein, car je devais veiller à mes enfants. Donc pour moi, je trouve que c’est un geste social.  Les gens ont besoin d’aide. J’ai une amie qui faisait du bénévolat pour le centre du cancer. Avec la covid-19, elle a arrêté. Je ne sais pas si elle a recommencé, mais avant, elle consacrait son jeudi avec les gens malades.»

Mme Miller invite les gens à faire du bénévolat. Dans les hôpitaux : «On a toujours besoin de bénévoles, dit-elle. Même pour ceux qui aiment des animaux, il y a lieu d’en faire le bénévolat. Il faut être disponible pour aider les autres», conclut-elle.