Kapuskasing célèbrera son 100e anniversaire le 8 avril 2021. Elle aura le défi de fêter en s’adaptant aux directives sanitaires changeantes du gouvernement de l’Ontario. Malgré les problèmes liés à la pandémie de la COVID-19, le président du comité du 100e et conseiller municipal de la ville, Julien Boucher, ne se laisse pas décourager. Toutefois, il constate que les mesures de la province pourraient nuire à l’impact de l’évènement historique sur l’industrie touristique et la croissance de Kapuskasing.
Avant la pandémie, Julien Boucher et son comité organisateur voulaient inviter d’anciens résidents de Kapuskasing afin de les faire redécouvrir la communauté durant sa centième année d’existence. Malheureusement, ces plans sont en suspens à cause de la crise sanitaire.
«On voulait qu’ils retombent sous le charme de la ville, explique l’élu. La pandémie change beaucoup de nos plans, mais il y a toujours des opportunités pour vendre Kapuskasing.»
La municipalité espère tout de même se faire connaitre auprès des gens du sud de l’Ontario qui songent à déménager d’un grand centre vers une plus petite communauté. D’après M. Boucher, la région de Kapuskasing a un certain potentiel à ce niveau.
«[Le 100e anniversaire] peut être quelque chose qui va les convaincre, ça nous permettrait de montrer qu’on est une ville active, dit-il. L’objectif après le 100e serait de continuer à avoir des activités et d’être une communauté qui bouge où l’on peut vivre à long terme.»
Bien que Kapuskasing doive s’adapter aux mesures changeantes imposées par le gouvernement provincial, elle compte offrir des activités toute l’année dans le cadre de son centenaire. Pour la suite, le conseil municipal doit trouver un moyen de maximiser ses chances de profiter de cette marque historique.

«On doit finaliser un plan stratégique qui s’étalera sur quatre ans, partage Julien Boucher. Le plan nous permettra de prévoir l’après-centenaire. Il faudra continuer d’offrir des activités, d’avoir un buzz et d’attirer des gens [à Kapuskasing]. Il y a des communautés dans la région qui font un très bon travail à animer leurs résidents et on veut être des leadeurs dans ce même domaine.»
Moonbeam cherche à rebondir après la pandémie
La municipalité de Moonbeam tombe dans la catégorie des communautés qui cherchent toujours à occuper leur population. Elle a récemment embauché un nouvel agent de développement économique, Dènik Dorval. L’ancien agent du Conseil de la coopération de l’Ontario est en poste depuis environ une semaine et, déjà, ses objectifs sont clairs et précis.
«Il faut mettre en place un plan de développement économique communautaire pour Moonbeam, tout en faisant face à la COVID-19, affirme M. Dorval. Au cours des quatre prochaines années, ce serait important d’avoir un plan capable de répondre aux besoins des entreprises et de permettre aux gens d’avoir des activités.»
Il doit également aider l’industrie touristique (le principal gagne-pain de la communauté) à rebondir après la crise sanitaire. L’agent espère que la pandémie de la COVID-19 sera dans son rétroviseur à temps pour permettre à Moonbeam de profiter de son 100e anniversaire en 2022.
«C’est une région qui a un énorme potentiel touristique, rappelle-t-il. Le 100e anniversaire est une occasion d’organiser un évènement incroyable pour souligner l’histoire de la communauté. Ce sera surtout important d’augmenter le tourisme durant les mois froids. L’été est un grand succès, mais il y a des périodes mortes durant l’hiver.»
Dènik Dorval compte passer ses premiers mois en poste à travailler sur ces dossiers et numériser les activités de Moonbeam pour les rendre plus accessibles à tous. Il collaborera avec l’initiative touristique 101 Expériences du Carrefour culturel du Nord-est de l’Ontario pour créer de nouvelles expériences touristiques uniques à l’aube du centenaire du village.